COMITE CENTRAL PARTI COMMUNISTE DU PEROU

ELECTIONS, NON!

GUERRE POPULAIRE, OUI!

 


I. ELECTIONS CRUCIALES POUR LA REACTION.

Comme l'a conclu la recente Session du Comite Central,

celebrant le triomphe du Xeme

ANNIVERSAIRE DE LA GUERRE POPULAIRE, la

reaction peruvienne et son maitre, principalement

l'imperialisme yankee, ont besoin de relancer le capitalisme

bureaucratique, de restructurer a nouveau

l'Etat et d'aneantir la guerre populaire. Tels sont leurs besoins

et leurs reves du fait du constat de la crise

economique du capitalisme bureaucratique, la plus profonde

jusqu'a maintenant, qui plonge toute la

vieille societe peruvienne dans la crise generale la plus grave;

en ce qui concerne son Etat, la caduque

dictature des grands bourgeois et des proprietaires fonciers,

restructuree pour la troisieme fois au cours de

ce siecle, en 78, continue logiquement d'etre un appareil

bureaucratique militaire pourri, plus

oppresseur et sanguinaire dans la mesure ou il se montre plus

impuissant face au developpement de la

lutte populaire; et du fait que la guerre populaire, soutenue

par les masses, principalement la paysannerie

pauvre et sous la direction du Parti, est parvenue au cours de

ces dix annees victorieusesa concretiser la

bouleversante et reelle perspective de conquerir le pouvoir

dans tout le pays pour le proletariat et le

peuple. Besoins, plans et efforts reactionnaires et

imperialistes qui inevitablement renforceront davantage

la lutte des classes, developpant la lutte de masses et elevant

la guerre populairea son expression

superieure. Le tout dans un contexte ou, les superpuissances

(Etats-Unis et Union Sovietique) et les

puissances, toutes imperialistes ou social-imperialistes, dans

la collusion et la lutte, attisent les

contradictions au niveau mondial (nations opprimees-

superpuissances et puissances imperialistes,

superpuissances entre elles et avec les autres puissances

imperialistes et entre ces dernieres, et

bourgeoisie-proletariat; des trois, la premiere est la

principale); c'est ainsi que se developpent la collusion

et la lutte pour des zones de domination et une nouvelle

repartition du monde qui entraine de nouvelles

guerres localisees, regionales et mondiales en perspective, en

depit de tous les papotages de pacifisme

sournois avec lesquels on cherche une fois de plusa endormir

le monde. Dans des circonstances dans

lesquelles se developpe depuis le milieu de la derniere

decennie une nouvelle offensive contre-

revolutionnaire revisionniste dirigee principalement par

Gorbatchev et Teng; une offensive qui s'intensifie

ces derniers temps et converge avec celle declenchee par

l'imperialisme contre le marxis me, vociferanta

nouveau la dite et publicitee "caducite du marxisme"; c'est

ainsi que la collusion et la lutte, et dans ce cas

surtout la collusion, se livrent au sein de cette sinistre attaque

contre le marxisme-leninisme-maoisme.

Dans des conditions in ter na tio na les ou la lutte

revolutionnaire, et plus encore la guerre

populaire, acquiert une importance plus grande dans les

nations opprimees, car elles sont la base de la

revolution proletarienne mondiale, la tendance principale de

l'histoire mondiale. Realite complexe

materialisee par des faits tant ressasses dans le pays, par

exemple l'Europe de l'Est qui se demene entre la

decomposition du revisionnisme et la bagarre imperialiste ou

le Nicaragua dont la revolution

democratique inachevee a fait naufrage dans les urnes avec de

noires perspectives, ou encore le dialogue

du M19 en Colombie aux consequences riches en lecons, pour

ne citer que quelques exemples. Et pour

finir la dite "legitimation" dont l'ob jec tif politique est la

guerre contre-subversive. Sous sa forme bien

connue de "guerre de faible intensite", dans la mesure ou elle

cherche des gouvernements issus d'elections

afin de "leur donner la legitimite" et "l'autorite" reconnue par

le peuple; sans compter que d'apres eux,

elle "serta satisfaire les besoins du peuple". Les elections sont

donc un instrument de la guerre contre-

revolutionnaire. Pour toutes ces raisons les elections

generales de 90 sont des elections cruciales pour la

reaction peruvienne et l'imperialisme, principalement

yankee.II. LA CRISE POLITIQUE S'ACCENTUE,

LES CONTRADICTIONS AUGMENTENT. Dans "Contre

les illusions constitutionnelles et pour

l'Etat de Democratie Nouvelle!", le Parti indique: "SUR LES

ELECTIONS. Marx souligna: 'On

autorise les oppri mesa decider periodiquement, pour un

certain nombre d'annees, quel sera,

parmi les representants de la classe des oppresseurs, celui qui

les representera et les foulera aux pieds au

Parlement' Et c'est encore plus vrai s'il s'agit d'elections pour

approuver les chartes

constitutionnelles. Ainsi, si les elections sont l'ordre normal

de renovation des gouvernements

dans les dictatures bourgeoises des societes capitalistes, y

compris les plus democratiques qu'on

puisse imaginer, elles sont le moyen normal de leur

fonctionnement politique pour preserver et developper

le capitalisme; dans les etats fon ciers-bureaucratiques comme

ceux d'Amerique La ti ne, quand elles

ont accompli leur fonction de changement de gouvernements

et dans les moments ou elles ont respecte au

mieux les normes du systeme democratique bourgeois, les

elections n'ont ete qu'un instrument de

domination des proprietaires fonciers feodaux et des grands

capitalistes, qu'il s'agisse deja d'un

re nou vel le ment pe rio di que, comme en Colombie ces

dernieres annees, ou de la fin d'un

gouvernement militaire comme en Argentine, egalement ces

der nie res annees, pour citer un exemple

parmi ceux nombreux dont regorge notre Amerique. Dans le

pays, tout ceci se verifie aisement. Bien

qu'il y ait eu d'importantes interruptions des processus

periodiques electoraux par les gouvernements

militaires, surtout des interrup tions liees d'un cote au

developpement de la lutte populaire et de

l'autre aux contradictions entre les proprietaires fonciers

feodaux et la grande bourgeoisie et aussi entre la

bourgeoisie compradore et la bourgeoisie bureaucratique, tout

en soulignant que les

gouvernements militaires eux-memes ont servia mettre en

place des elections, pour regulariser leur

propre situation, achever leur gouvernement ou les garantir,

les elections au Perou ont servia preserver ou

developper l'Etat Peruvien, la republique formelle, la

dictature des proprietaires fonciers feodaux et

des grands bourgeois. Les elections comme il ne pouvait en

etre autrementa l'interieur d'un ordre social

dominant, ont ete un instrument aux mains de la bourgeoisie

compradore premierement, puis de la

bourgeoisie bureaucratique. Voila l'essentiel des processus

electoraux de l'etat peruvien au cours de ce

siecle et c'est ce qui a determine le caractere de classe des

elections dans le pays. Ces questions

fondamentales nous indiquent que: 1) L'Etat Peruvien est

foncier-bureaucratique, une dictature

des proprietaires fonciers feodaux et des grands bourgeois

sous le controle de l'imperialisme nord-

americain; contre celui-ci, le peuple lutte pour la construction

d'un Etat de democratie nouvelle qui

requiert la destruction du vieil ordre existant. 2) L'Etat

Peruvien, comme tout Etat, se nourrit, se

defend et se developpe en utilisant la violence; facea celle-ci,

le peuple a besoin de la violence

revolutionnaire en suivant le chemin d'encercler les villes a

partir de la campagne. 3) Les

elections sont un moyen de domination des proprietaires

fonciers et des grands bourgeois; elles ne sont

pas, pour le peuple, un instrument de transformation ni un

moyen pour abattre le pouvoir des dominants;

de la la juste orientation de ne les utiliser qu'a des fins

d'agitation et de propagande."A

Tout ceci, exprime en 1978, reste pleinement valable; et

soulignons que les elections de 80 et 85 l'ont

prouve de facon evidente. C'est donc avec cette fonction des

elections au Perou, semblablesa celles des

autres pays, et du fait qu'elles etaient cruciales pour la

reaction, que les elections generales de 90, comme

il se devait, se sont presentees et deroulees dans le but de

defendre l'ordre existant caduc et l'evolution de

la societe peruvienne; et dans ce cadre, les partis comme

l'Apra, l'IS, l'IU, le Fredemo et Cambio 90

soutiennent et defendent des objectifs et des buts

fondamentaux semblables et ne different que dans la

forme, les moyens et la facon de les utiliser. 300 000

membres des forces armees et des forces de police

ont ete mobilises au cours de ces elections. Un nombre jamais

atteint pour des elections et reconnu par les

propres appareils de l'Etat. De plus ils ont mis en alerte et en

marche toutes leurs institutions; ainsi par

exemple ils ont developpe une propagande effrenee non

seulement dans le but de capitaliser des votes

mais aussi de faire pression sur le peuple afin qu'il vote et de

combattre la guerre populaire, tout cela sans

compter la demagogie la plus basse et la plus vile . On note

clairement la participation ouverte et

grandissante de l'Eglise Catholique dans la politique

peruvienne, comme le demontrent de facon evidente

ces elections; mais il fauta la fois voir serieusement dans ces

elections les agissements de l'evangelisme,

derriere laquelle agit l'imperialisme yankee. C'est ainsi que

pendant que la force armee continue d'etre le

grand electeur et le garant, l'Eglise, le soi-disant "pouvoir

spirituel", se dresse toujours plus comme un

pouvoir politique. Ces elections ont montre plus ouvertement

que tout est valable et que la reaction dans

ses propres luttes internes, est capable de tout utiliser dans la

bagarre pour ses interets de groupe ou de

faction, de quoi ne sera-t-elle pas capable dans sa lutte contre

le peuple et la revolution? Dans les elections

generales actuelles elle a mis en marche deux engeances: le

racisme et la lutte religieuse, le premier est un

nefaste em poi son ne ment d'idees depassees de fausses

superiorites totalement opposeesa forger

une nationalite en formation comme la notre et la seconde la

lutte religieuse, la sinistre utilisation de la

religion non seulement comme instrument de la lutte de

classes, ce qu'elle est reellement, mais aussi pour

lancer les masses les unes contre les autres, desorienter la

lutte populaire et freiner la revolution en

marche, la guerre populaire. Ces engeances n'ont pas ete les

seulesa etre mises en marche, et comme

toujours, la reaction et les classes, factions et groupes, qui la

composent, agitent de facon perverse le coup

d'etat, leur instrument passe-partout, tandis qu'ils pa la brent

cyniquement sur la democratie

bourgeoise. Tout cela sans compter les machinations, pieges,

artifices et fraudes bien connus dans le

scrutin, sur fond de repression et de genocide, surtouta la

campagne. Un profond relent de fascisme se

degage donc du processus electoral puant. D'apres les

chiffres du "Decompte total des elections

politiques generales du 14 avril 1985" du Jury National des

Elections et du "Consolidado Nacional

Presidencial" du meme organisme, diffuse le 11 mai, on

obtient les resultats suivants ainsi que ceux

exposes plus loin.RESULTATS GENERAUX

Inscrits 9 983 400

N'ont pas vote 2 116 600

Ont vote 7 866 800

CEUX QUI N'ONT PAS VOTE REPRESENTENT 21,2%

DES INSCRITS ET

27% DE CEUX QUI ONT VOTE.

TOTAL DES VOIX EN POURCENT

AGEFredemo 27,6

Cambio 90 24,6

Apra 19,1

IU 6,9

IS 4,0

Autres 2,2

Nuls et blancs 15,3

Le faible pourcentage des deux premiers candidats

est frappant, que ce soit Vargas Llosa ou Fujimori ils n'ont

meme pas obtenu 30% des votes emis; tres

loin donc des 50% plus une voix qu'exige leur constitution

pour assumer la presidence. Il est tres clair

aussi, meme si nous en reparlerons, que l'absenteis me, le fait

de ne pas aller voter, s'est accru de

facon notoire, atteignant 21,2% des inscrits et 27% de ceux

qui sont alles voter; c'est-a-dire que le

meilleur pourcentage n'a obtenu que 0,6% de plus. Voila donc

le triomphe autoproclame de la dite

democratie et la supposee defaite du soi-disant terrorisme!

Les 19% de l'Apra impliquent une rupture

avec les traditionnels 30% de voix dont elle se vantait depuis

des dizaines d'annees; mais son groupe

par lementaire lui permet de poursuivre son role nefaste joue

dans l'histoire peruvienne. D'un

autre cote, les autoproclamees "Gauche Unie" et "Gauche

Socialiste" ont ete ecrasees par ces memes urnes

qu'elles venerent, ensemble elles n'atteignent meme pas le

pourcentage des votes nuls et blancs; le

cretinisme parlementaire effrene a donc subi son echec le plus

cuisant et le plus humiliant, bien paye pour

leur revisionnisme, leur opportunisme et leur trahisona la

classe et au peuple. En resume c'est

l'eparpillement des voix et l'incertitude qui marquent les

elections generales d'avril; le second tour

s'annonce comme une lutte trouble, ambigue et plus

demagogique de la part de politiciens tricheurs. De

plus, avec la repartition des sieges, le parlement evoluera

davantage dans la collusion affaiblie et la lutte

de groupes et factions d'exploiteurs, pourrissant encore plus le

systeme parlementaire caduc. Tout montre

donc que les bases de l'Etat Peruvien se sont affaiblies et qu'il

devra s'appuyer davantage sur ses forces

armees et repressives; ce sera alors chaque fois plus net pour

le peuple que les forces armees sont la

colonne vertebrale de l'Etat et que cet Etat n'est rien d'autre

que la violence organisee pour maintenir

l'esclavage du peuple peruvien. Le processus electoral met

en evidence les problemes fondamentaux de

la societe peruvienne malgre l'intention de les voiler: la semi-

feodalite qui subsiste, base de la crise de la

production agricole, faisant surgir le probleme de la terre

qu'on disait regle; le capitalisme bureaucratique,

s' appuyant sur le retard et liea la domination imperialiste;

l'imperialisme, principalement yankee, qui,

comme toujours, nous suce le sang et s'appretea le faire

davantage; en synthese, la crise generale de la

societe caduque n'a qu'une seule issue: la revolution, le

triomphe de la guerre populaire en marche.

D'autre part, les sinistres resultats du gouvernement apriste

chapeaute par le genocide demagogue Garcia

Perez sont tres clairs. En 85 nous disions que le nouveau

gouvernement serait plus affameur et plus

genocide, aujourd'hui la faim ronge et devore la classe et le

peuple; alors que, selon les chiffres de la dite

"Commission de pacification" du Senat, le gouvernement de

Belaunde avait baigne le pays dans le sang de

5880 morts, le gouvernement actuel l'a trempe dans le sang

de 8504 pour la periode de 85a 88 et de 3198

pour 1989; ce qui etait previsible a donc eu lieu et

concretement le gouvernement apriste de Garcia Perez

est le plus affameur et le plus genocide de l'histoire

peruvienne. Le peuple ne l'oubliera jamais! Tout cela

s'accentue et s'aggrave avec l'incertitude electorale et le renvoi

du probleme au second

tour.

Les partis politiques ont ete violemment ebranles par les

resultats des elections

d'avril et entrent necessairement dans une periode de remises

en cause et de regroupements, non

seulement en fonction du second tour mais surtout pour leur

developpement ulterieur. Durant la campagne

electorale ils ont arbore le "sans partisme", cherchanta gagner

les voix des independants; ils trafiquerent

avec le discredit de leurs propres partis politiques et le rejet

des partis revisionnistes d'Europe de l'Est,

visant essentiellement et en perspective le parti du proletariat,

le Parti, claironnant la these pourrie

de la non necessite des partis politiques. Rappelons-nous ce

que disait Lenine: "Le sans partisme est une

idee bourgeoise. Le partisme est une idee socialiste" (lire

communiste). Tout cela montre simplement la

crise des partis qui soutiennent le vieil ordre; crise qui ne date

pas d'aujourd'hui mais qui s'est renforcee

avec le processus electoral et ses resultats; crise des partis qui

prouve evidemment la deterioration

croissante du vieil Etat peruvien. Le premier tour a laisse

deux candidats. Un, malmene et accable,

Vargas Llosa du Fredemo; carillonneur arrogant du succes

personnel arriviste, de la liberte individuelle et

de l'economie de marche, fier du prix de consolation du

premier tour avec les maigres 27%. L'autre,

catapulte et grise, Fujimori de Cambio 90; le porteur ruse et

sournois du slogan publicitaire "Honnetete,

travail et technologie", carte de reserve de l'imperialisme et

de la reaction, qui se hissaa la deuxieme

place avec 24%. Tous les deux representent la grande

bourgeoisie et l'imperialisme, pour ce qui est de

Fredemo le probleme est clair mais pour ce qui est de Cambio

la confusion est semee du fait de l'origine

de classe de ses candidats, de la petite bourgeoisie et de la

bourgeoisie moyenne, et du fait de la

dissimulation des points de son programme, surtout avant le

premier tour. De plus Fujimori lui-meme et

ses conseillers ont signale qu'ils preparent contre la montre

leur plan de Gouvernement: economie de

marche, meme pas "economie sociale de marche";

reconnaissance de la dette ex terie re et recherche

de moyens pour la payer; renforcement de la banque; soutien

aux exportations et meme a la grande mine;

encouragement des inve tissements etrangers et de la soi-

disant "aide" internationale; ce

sont toutes des positions de la grande bourgeoisie,

specialement d'une de ses factions, la bourgeoisie

compradore, celle qui en beneficie le plus. Ses conseillers de

plus sont presque tous formes par

l'imperialisme et sont lies aux institutions de la grande

bourgeoisie, sans compter que quelques-uns ont

participe au gouvernement apriste,a la Gauche Unie ou sont

issus du velasquisme; le lien avec H. de Soto,

personnage profondement liea l'imperialisme yankee et ayant

l'aval direct de Reagan et Bush, chercheur

de la dite "production informelle" que tous aujourd'hui

veulent recuperer, y compris Vargas Llosa et

Fujimori, est revelateur. Le Fredemo comme Cambio 90 sont

donc l'expression politique de classe de la

grande bourgeoisie. La recente Session du Comite Central a

deja signale: "Cambio 90, ce mouvement

dirige par l'ex-recteur de l'Universite Agraire (Fujimori), a la

meme position mais pas le meme poids que

le Fredemo..."; l'appreciation sur le caractere de classe est

juste, alors que le poids definitif depend

du second tour, vu l'importance de l'Executif. Le probleme est

celui-ci: bien que les deux privilegient les

interets de la bourgeoisie compradore, Vargas Llosa se

presente en defenseur des interets exclusifs de cette

faction, alors que Fujimori se presente comme le defenseur

des interets de toute la grande bourgeoisie,

c'est-a-dire aussi de la faction bureaucratique et il est de plus

evident qu'il pretend avec demagogie

defendre les interets de la bourgeoisie moyenne et meme ceux

de tout le peuple. Voici le fond de classe

des positions des deux candidats qui, de facon tres

personnelle eta la maniere de petits chefs, bien qu'ils

s'en defendent, chapeautent le Fredemo et Cambio 90; et

tandis que Vargas Llosa cherche laborieusement

a surmonter cette limitation en invoquant le peuple et en

promouvant des oeuvres de son dit

"programme d'aide sociale", Fujimori fourbit son plan tout en

frappant aux portes pour chercher des liens

et l'equipe de son gouvernement possible. C'est dans ces

circonstances que se prepare le deuxieme tour

au cours duquel l'Apra, la Gauche Unie et la Gauche

Socialiste, et leurs groupes et factions jouent au plus

offrant, se montrant de plus en plus pretsa cautionner

Fujimori; l'Apra cherchant des positions

importantes dans le gouvernement prochain; meme la Gauche

Unie a deja presente son cahier de

"conditions"pour appuyer Cambio 90, de simples points de

marchandage et une simple declamation qui

justifie son electoralisme; et la Gauche Socialiste, cherchant

un petit quelque chose pour ses chefs de file.

Ainsi sont deja jetees les bases de ce que sera le futur

gouvernement, quel que soit le gagnant, et les

contradictions qui regissent la collusion et la lutte au sein de

la reaction et de ses laquais.

III. LE BOYCOTT DEVELOPPE LA TENDANCE DU

PEUPLE

CON TRE LES ELECTIONS ET SERT LA

GUERRE POPULAIRE.

Une fois de plus on clame aux quatre vents la "defaite du

terrorisme": du demagogue genocide Garcia Perez, jusqu'aux

"senderologues" autoproclames et bien

payes; des partis politiques de la reaction et leurs chefs de

bande aux forces policieres sanguinaires;

des candidats aux presidentielles troubles et desesperes aux

venaux plumitifs de tous bords; d'une seule et

meme voix, comme il se devait, ils s'egosillent en cherchanta

vendre au peuple leur dite et pourrie

"defaite du Sentier" pour faconner une opinion publique

contre-revolutionnaire au benefice du Vieil Etat

et des plans contre-subversifs des forces armees, afin de

defendre la reaction peruvienne, specialement la

grande bourgeoisie, le social-imperialisme et l'imperialisme,

principalement yankee. Une fois de plus leur

noir reve sanglant d'ecraser pour toujours le peuple et

d'aneantir la guerre populaire met en marche

l'engeance de la "defaite de Sentier" qui se concretiserait,

d'apres ce qu'ils affirment sans aucune preuve,

dans des fantasmes d'"echec strategique", de "premier et

grand vaincu" et de "division et reddition"

puisque, comme le repete leur mensonge habituel, la guerre

populaire se serait enlisee en 89, les elections

seraient une grande defaite du boycott et le Parti se serait

divise, les combattants de l'Armee Populaire de

Guerilla se seraient rendus. Commencons par le soi-disant

"echec strategique", l'"enlisement de 89". Le

mieux est de partir du rapport sur le "Grand Achevement du

Plan Pilote!", presente au Comite Central en

juin de l'annee passee, dont nous transcrivons une des parties:

"I. ACTIONS DE GUERILLA PLANS

ET CAMPAGNES DURANT NEUF ANS DE GUERRE

POPULAIRE. Le processus de forge et de

developpement de neuf annees de guerre populaire couvre

quatre jalons: Definition, Preparation,

Com men ce ment et Developpement; et la guerre populaire

se de ve lop pe de facon rigoureuse

selon un processus de bonds qualitatifs avec jusqu'a present

quatre plans; plans chaque fois plus etendus

et plus eleves qui montrent que la guerre est devenue plus

complexe.

LE PLAN DE COMMENCEMENT, realise au

moyen de deux sous-plans, couvre moins d'un an, de maia

juillet 80 280 actions ont ete accomplies, ce fut

reellement le commencement; de juilleta decembre 80,

Impulser la guerre de guerillas a realise 1 062

actions, on voit deja un bond, un accroissement, la duree fut

aussi plus importante; au total 1 342 actions.

LE PLAN DE DEPLOYER, fut deja plus etendu, les plans

ont couvert une periode plus longue et ont

compte davantage de campagnes; deployer fut precede d'un

plan: "Ouvrir des zones de guerilla" qui

developpa des pelotons et des detachements en fonction des

Bases d'appui. Comme l'objectif etait de

deployer la guerre, de l'ouvrir comme un eventail dans tout le

pays, trois campagnes furent concues:

"Conquerir des armes et des moyens", "Retourner la cam pa

gne avec des actions de guerilla" et

"Abattre pour avancer vers les Bases d'Appui", cette derniere

fut appliquee en deux parties; elle couvrit

deux annees et 5 350 actions furent realisees. Bien que le

plan precedent nous donna le

commencement de la lutte armee, celui-ci genera le Pouvoir

Nouveau;a la fin de ce plan les forces

armees entrerent pour nous combattre directement (de cem

bre 82). Ce plan fut plus complexe; on

commenca a mener plusieurs campagnesa l'interieur d'un

meme plan, chaque campagne specifiee par

la definition d'une strategie politique et d'une strategie

militaire. PLAN DE CONQUERIR DES

BASES, de mai 83a septembre 86; premierement se

deroulerent deux campagnes de "Defendre,

de ve lop per et construire", precisement en 83-84, le moment

le plus difficile; c'est avec ces

deux campagnes que les forces armees furent arretees. Ce

troisieme plan developpa une campagne de

grande importance avec un sous-plan, celui du "Grand Bond"

qui nous permit de surmonter largement les

problemes et d'etendre le champ d'action de Cajamarcaa

Puno, en nous centrant sur la Sierra tout en

couvrant la Foret et la Cote. A l'epoque aussi, la reaction

pensa qu'elle nous avait aneanti et qu'elle avait

balaye la guerre populaire. Conquerir couvrit 3 ans 4 mois et

realisa 28 621 actions; il donna les bases

d'appui et tout le systeme des bases d'appui, des zones de

guerilla, des zones d'operations et des points

d'actions. LE GRAND PLAN DE DEVELOPPER DES

BASES (GPDB): avec lui nous entrons dans

un processus de grande portee parce que les bases d'appui

sont la moelle de la guerre populaire, il n'y

a pas de guerre populaire sans bases d'appui; le CC decida de

l'appliquer premierement comme Plan

Pilote, de de cem bre 86a mai 89,a peu pres deux ans huit

mois et trois campagnes, la troisieme en

deux parties; il realisa 63 052 actions; il a montre ses

bienfaits et depasse ses objectifs, nous entrons

maintenant dans son approbation definitive. C'est ainsi que

le total des actions en 9 ans est de:

98 365; en comptant les actions com ple men tai res ce sont

plus de 100,000 actions; principalement,

le grand couronnement final realise en juillet, comme un

deuxieme cou ron ne ment special. Les

plans sont strategiquement centralises et tactiquement

decentralises, ce sont des Plans Strategiques

qui couvrent les actions et la construction; ils se developpent

au moyen de campagnes, ensuite les plans

commencenta devenir plus complexes et durent plus long

temps, puis se developpent des sous-plans ou

des plans cir cons crits aux plans generaux et finalement, en

entrant au GPDB, nous decidons de

l'appliquer en premier lieu comme plan pilote. Chacun

contient sa strategie politique et militaire. Ils

sont approuves et appliques dans la lutte; les bilans montrent

les reajustementsa faire et surtout

definissent les conditions pour le plan suivant; les

appellations des bilans nous les traduisons en phrases

claires qui permettent de les conduire facilement, par exemple

Grand Cou ron ne ment du Plan Pilote!

Le CC sanctionne les Plans Strategiques-Operationnels; tel

que le decida en 79 la Conference Nationale

Elargie, des plans strategiquement centralises, qui en prenant

compte aussi de la situation operationnelle,

etablissent des formes de lutte: agitation et propagande,

sabotage, aneantissement selectif et combats de

gue rilla; ils determinent les parties, etablissent des periodes

et fixent un calendrier. Nous devons

toujours preter une attention tres profonde a la centralisation

strategique, puis que d'elle

depend que nous agissions tousa l'interieur d'un plan et que

nous puissions developper des vagues de

facon systematique et simultanee en frappant des zones

diverses et etendues, avec toutes les formes et les

moyens possibles, pour administrer de dures et severes

defaitesa l'ennemi. Ceux qui ont etudie les

principes et la theorie militaire du President Mao, relevent

toujours qu'il a etabli un plan strategiquement

centralise, la cle qui permet de developper l'ac tion;

l'appliquer nous a permis d'assener des coups durs

et simultanesa l'ennemi dans presque tout le pays, il rencontre

ainsi plus de difficultes. Nous

devons persister dans des plans strategiquement centralises,

sans oublier qu'ils sont tactiquement

decentralises. Nous appliquons des Plans Strategiques-

Operationnels parce qu'ils etablissent le trait

d'union entre la strategie et la tactique; le camarade Staline

avait deja etabli qu'il fallait voir le lien entre

le cote strategique, l'ensemble et les actions concretes.

Soulignons que nous sommes partis de "rien",

parce que c'est ainsi que nous l'a appris le President Mao;

ayant un Parti avec une ligne juste et correcte

le probleme etait de commencer car le probleme n'est pas

celui du nombre mais plutot celui de la volonte

ou non de commencer. Avec la guerre populaire nous avons

developpe le Parti, construit l'Armee

Populaire de Guerilla et concretise le Pouvoir Nouveau et

notre travail de masses a fait de grands bonds en

quantite et en qualite; les armes, nous les avons arrachees a

l'ennemi et le transfert d'armes modernes

s'accroit. La guerre populaire nous a conduit au Grand

Couronnement du Plan Pilote! que nous avons

acheve avec succes et eclat, ainsi nous avons scelle avec

transcendance le Plan Pilote du Grand Plan de

Developper des Bases; il est donc necessaire d'Impulser les

Bases d'Appui, si nous ne le concevions pas

ainsi, l'avoir realise n'aurait pas de sens. Il commenca avec le

plan pilote parce que ce grand plan

signifiait des changements qualitatifs tres importants; il est

deja misa l'epreuve dans la pratique, sa

perspective necessaire est de continuer avec Impulser le

Developpement des Bases d'Appui!a l'interieur

d'un nouveau GRAND PLAN DE DEVELOPPER DES

BASES EN FONC TION DE LA CONQUETE

DU POUVOIR dans tout le pays.*

En neuf ans nous

avons developpe, gracea ces plans, l'APG et le Pouvoir

Nouveau et nous avons applique et persisterons

dans le fait que le Parti dirige la guerre populaire et dirige de

facon absolue l'armee puisque nous sommes

attaches au principe: le Parti com man de aux fusils et il est

inadmissible que les fusils commandent au

Parti. Nous devons aussi persister dans le fait que, comme

nous l'a enseigne le President Mao, la guerre

suit la politique; nous nous soumettonsa Lenine: la guerre est

le prolongement de la politique par des

moyens belliqueux, il en fut ainsi et cela continuera de l'etre,

de la derive le caractere de classe de la

guerre. Quand le marxisme est nie, nous, les communistes,

nous devons reaffirmer davantage nos

principes. Quand on affronte des campagnes contre-

revolutionnaires comme celles qui se livrent

au niveau mondial contre le marxisme-leninisme-maoisme,

comme les campagnes dans le pays contre le

Parti et la guerre populaire, c'est dans ces moments que nous

devons etre attaches plus fermement aux

principes et voir l'objectif irrecusable vers lequel nous allons,

le communisme. Nous insistons davantage

aujourd'hui alors que Gorbatchev, Teng et leurs laquais

diffusent qu'on ne peut plus comprendre la

guerre avec des criteres du passe, qu'on ne peut plus dire que

la guerre est le prolongement de la politique;

que, ce qu'affirmait Clausewitz, ratifie par Lenine et

developpe par le President Mao, est un principe qui

n'est pas valable aujourd'hui, d'apres Gorbatchev qui vocifere

aussi que la guerre conduiraa la disparition

de l'humanite, que la guerre n'ap por te ra ni vain queurs ni

vaincus parce que personne ne survivra,

de sinistres positions qu'il tient de Khrouchtchev. Nous

condamnons en marquant au fer rouge ces

positions revisionnistes contre la guerre po pu lai re; nous

reaffirmons avec persistance que la guerre

populaire est le prolongement de la politique par la force des

armes au service du proletariat et du

peuple, de leurs interets; si nous n'etions pas fermes sur les

principes et flexibles dans leur application

nous quitterions la voie de la guerre populaire et nous nous

jetterions dans le revisionnisme. C'est pour

cela que nous devons persister dans le marxisme-leninisme-

maoisme, pensee gonzalo, dans la guerre

populaire et dans le fait que le Parti Communiste la dirige

jusqu'au communisme. Et de plus nous

soulignons: 1) la centralisation, 2) des plans plus complexes,

3) un nouveau Grand plan de developper des

bases en fonction de la conquete du Pouvoir! et 4) persister

dans les principes de la guerre populaire.

QUANTITE ET QUALITE. Campagne et ville. Formes de

combat et greves armees. Le Plan Pilote a

ete realise avec succes avec trois campagnes; la deuxieme

partie de la troisieme campagne, Grand

Couronnement du Plan Pilote! dont nous sommes en train de

faire le bilan, a realise un accroissement de

172% par rapporta la premiere partie, augmentation tres

significative bien que la deuxieme partie ait dure

plus longtemps que la premiere. Neuf ans de guerre populaire

represente 100 000 actions, sans compter

les actions com ple men tai res aux differents plans. Le total

des actions du Grand Couronnement

du Plan Pilote! est de 32 646; et la troisieme campagne, avec

ses deux parties, traduit un bond immense

par rapporta la deuxieme campagne du Plan Pilote, car elle

multiplie le total des actions par quatre alors

qu'elle n'a dure que trois mois de plus; voici un des resultats

extraordinaires du Premier Congres du Parti.

Agitation et propagande. C'est une des quatre formes de la

guerre populaire et en con se quen ce il

est errone de la voir comme quelque chosea part; ne pas la

voir comme une forme de la guerre conduita

commettre des erreurs. L'essentiel est de voir qu'elle se

developpe comme la campagne d'agitation et de

propagande la plus profonde qu'aucun parti n'ait jamais

menee dans le pays; la propagande, c'est-a-dire

la diffusion d'idees en vue d'un objectif, et l'agitation, c'est-a-

dire l'utilisation des problemes

concrets pour lesquels luttent les masses. Ces actions, comme

les autres formes, sement la revolution, la

guerre populaire, la politique, l'ideologie; aujourd'hui elles

sement la necessite de la conquete du Pouvoir

dans tout le pays. C'est ainsi qu'on penetre dans les masses les

plus profondes qui pour une grande part ne

savent ni lire ni ecrire. Engels enseignaa marteler les idees

dans la tete des hommes avec des faits, c'est

une question de principe, c'est le fait materiel qui genere la

connaissance; les quatre formes de guerre sont

des faits materiels et ceux qui les executent, militants,

combattants et masses ou ceux qui les vivent,

subissent l'impact et le martelement de la necessite de la

guerre, de l'obtention d'objectifs politiques, de la

conquete du Pouvoir, de la necessite de l'ideologie du

proletariat. L'agitation et la propagande penetrent

donc les masses les plus pro fon des du pays, bouleversent la

pensee, sement et martelent; elles sont

lieesa la source reelle de la connaissance. L'agitation et la

propagande se deroulent comme une action

psychologique et une guerre psychologique. Lenine disait

que la propagande n'est jamais

perdue, quel que soit le temps qui s'ecoule entre les semailles

et la moisson et si nous realisons l'action les

armesa la main, une action armee dont l'objectif est de

mobiliser les masses, c'est dans la meilleure ecole

que nous forgeons le peuple, dans l'ideologie du proletariat, la

politique du Parti et la necessite de la

guerre populaire pour conquerir le Pouvoir. Voyons comme sa

grande importance est liee au fait de

gagner et de former l'opinion publique, au fait que la guerre

populaire est en train de generer un esprit de

transformation dans les masses, comme le dit Julio C.

Guerrero. Elle offre de grandes perspectives

pour semer la guerre populaire et c'est es sen tiel pour generer

l'opinion publique, im pri mer la

guerre populaire, les objectifs politiques, la conquete du

Pouvoir, le marxisme-leninisme-maoisme,

pensee gonzalo; l'ideologie, la politique du Parti et les

politiquesa differents niveaux et nous devons

tenir compte du fait que sans generer l'opinion publique on ne

conquiert pas le Pouvoir.

Sabotages.

Ils continuent de jouer un role tres important, frappant

durement l'economie peruvienne qui

evolue dans les pires conditions, dans la crise la plus profonde

de notre histoire. Saboter l'action miniere

est d'une grande transcendance parce que le pourcentage le

plus important d'entrees de devises provient

de cette activite; il frappe directement l'Etat peruvien non

seulement parce qu'il lui cause des

problemes mais il recoit des coups dans sa propre activite eco

no mi que d'Etat, commea Centromin

par exemple. Cela cree des problemesa l'Etat lui-meme, nous

embrouillons ses plans corporatistes qui

s'en li sent mais encore, ses "mesures sociales", celles

auxquelles ils ont sans cesse recours, sont

frappees elles aussi et l'action armee contre-revolutionnaire

elle-meme s'affaiblit donc. Le sabotage du

reseau electrique est tres important; les dernieres coupures de

courant touchent neuf departements, au

nord jusqu'a La Libertad, au sud jusqu'a Ica en passant par la

capitale meme du pays, en passant par les

departements de Junin, Pasco, Huanuco, Ayacucho,

Huancavelica, le coeur de son systeme economique,

l'axe meme de son systeme administratif qu'est la capitale.

Les coupures leur causent chaque fois plus de

problemes; "El Comercio" a revele qu'au cours de la derniere

coupure l'electricitea Lima n'a pu etre

retablie qu'au bout de dix jours. S'ils cherchenta utiliser plus

de centrales thermiques, cela entrainera

une depense plus importante parce que le cout de cette

energie est tres eleve. Il frappe en plus

l'administration publique et les systemes informatiques de la

ban que, l'in dus trie a aussi de serieuses

difficultes. La repercussion sur les masses est grande parce

que celui qui voit la coupure en connait

l'origine et les masses voient comment l'Etat peruvien,

exprimant son caractere de classe, repond d'abord

aux besoins de la grande bourgeoisie et fait passer ceux du

peuple apres; c'est ainsi que les masses se

forgent des criteres chaque fois plus clairs. La grande

bourgeoisie souffre des sabotages, c'est

pourquoi la Societe Miniere et Petroliere exige le

renforcement des forces armees et des forces de police

dans les mines. L'essentiel est que les effets du sabotage se

ressentent dans la zone economique la plus

importante, la plus avancee du pays, dans la zone economique

centrale qui est en meme temps une zone

strategique pour restructurer la vieille societe peruvienne, son

vieil Etat. Aneantissement selectif.

Il augmente et frappe des autorites. Nous reaffirmons qu'ainsi

il decapite le fonc tion ne ment de

l'appareil etatique ou le paralyse. Cer tains, les reactionnaires

et leurs comparses, les opportunistes,

disent "comment peut-on as sas si ner vilement des maires

elus par le peuple"; il faut signaler tout

d'abord qu'election si gni fie instrument du systeme

bureaucratique bourgeois reactionnaire; chez

nous ne va jamais fleurir la stupidite politique de ceux qui ne

parlent de dictature que lorsqu'il n'y a pas

d'election, ce que peuvent dire l'IU et ses composants; mais

jamais un communiste ne peut penser ainsi,

car l'Etat, d'abord et avant tout, est dictature de classe et les

maires, les gouverneurs ou les autorites

bureaucratiques, des COR DES ou autres, font partie de ce

systeme etatique, de cette structure

reac tion nai re. D'autre part, en frappant et en decapitant des

autorites de l'etat ou des autorites

bureaucratiquesa quelque niveau que ce soit, on paralyse la

marche de l'Etat mais surtout, on

genere un vide de Pouvoir. Un des problemes de l'Etat

peruvien, deja signale par Mariategui, est qu'il n'a

jamais pu etendre son pouvoir aux endroits les plus recules du

pays; il est un fait que la reaction s'est

toujours fixee dans les endroits centraux, dans les villes et son

pouvoir s'est etendu aux villes moyennes,

intermediaires, parvenant quelquefois aux petites; pour ce qui

est des annexes ou des

agglomerations, des villages ou des hameaux plus eloignes,

ils ne souffrent pas du controle constant; c'est

un probleme lie aux bases semi-feodales qui le sou tien nent.

Cela revient donca saper l'ordre etatique

et c'est bien, cela serta laminer, parce que ce vide politique

tombe dans nos mains pour etre comble, pour

que nous exercions le Pouvoir et nous pouvons mettre en

place une des cinq formes de Pouvoir dont nous

disposons. Il faut se rappeler de ceux qui disent que

"l'exemple du Vietnam est bon" mais qui oublient

qu'ils ont aneanti 13 000 autorites; ainsi l'aneantissement fait

par les Vietnamiens est bon et le notre est

mauvais; pourquoi? quels objectifs atteignaient et atteignent

les deux? saper l'ordre, pro ble me

clairement etabli par Cassinello dans sa "Guerre de guerilla et

contre-guerilla". Combats de guerilla.

Leur quantite est grande et leur taux de croissance augmente

sans cesse. Les deux formes de combat

fondamentales, l'embuscade et l'as saut, se developpent. Les

embuscades evoluent, elles sont cha que

fois plus percutantes et on frappe les forces armees; toucher

des officiers a beaucoup d'importance et on en

voit deja les re per cus sions: les demandes de demission dans

l'armee s'accroissent tel le ment

qu'ils ont du les interdire; les desertions augmentent et les

heurts entre eux commencent; la vente d'armes

augmente de plus en plus et ce commerce ira en s'accroissant.

Mais sur ce point la reaction atteint les

extremes du sarcasme, de la stupidite et du ridicule en disant

"ils nous tendent lachement des

embuscades", "ils ne montrent pas la face", dans quelle

embuscade montre-t-on la face? si la cle de

l'embuscade c'est la surprise; em bus quer est une norme pour

nous comme pour toute armee mais nous

ne devons pas tomber dans une embuscade ni une contre-

embuscade. Quand nous frappons les militaires,

ils caquetent "Barbarie!", "Assassinat brutal!"; alors pourquoi

vociferent-ils "nous sommes en guerre" et

quel role jouent leurs forces armees? Mercado Jarrin dit

qu'elles sont la "police de la nation"; en effet,

elles sont la police de la reaction et sa colonne vertebrale,

c'est pour cette raison que nous devons les

aneantir totalement et com pletement. Les combats de

guerilla, comme les aneantissements,

abaissent le moral des forces armees qui sont des troupes

recrutees se battant contre leur volonte, avec peu

d'instruction et qu'on maintient sous le joug d'une discipline

reactionnaire de fer. Certains disent qu'ils

auraient besoin d'une armee professionnelle plus reduite,

mieux equipee, avec des armes

sophistiquees et tres bien payee; mais cela ne leur serait pas

utile, cela ne servirait qu'a accroitre nos

forces et la disproportion entre eux et nous; comme tout le

monde le sait, la norme est telle que, quand une

guerilla est tres developpee, la reaction a besoin d'un rapport

de forces d'au moins 20 pour 1, comme nous

le montre l'experience internationale; dans notre cas, bien que

nous ne soyons pas tres hautement

developpes, ils ont besoin d'augmenter leurs forces. En second

lieu, ont-ils les moyens de le faire? Non, ils

n'ont pas les moyens suffisants, les officiers eux-memes sont

mal payes et la dure crise que vit le pays ne

se prete pasa de grands investissements; en consequence, ils

ont besoin de l'aide exterieure des

superpuissances et/ou des puissances imperialistes et ils y ont

recours et y recourront chaque

fois plus. L'URSS vient de leur vendre des helicopteres

d'Afghanistana un prix cadeau; et les USA leur

fournissent l'"aide militaire" en les formant et en leur offrant

des moyens, et leur participation dans la

lutte contre le "trafic de drogue"en paroles et contre la guerre

populaire dans les faits est evidente. Il faut

avoir bien en tete toute cette vision dans le cas d'une

eventuelle agression yankee, surtout si on considere

leur action dans le Huallaga; il faut se souvenir de ce qu'on a

vu dans la revue militaire de l'armee des

Etats-Unis sur la strategie nationale, soutenant que meme s'il

n'y a pas de guerre declaree, il se developpe

des guerres subversives, des insurrections, des actions

terroristes, du trafic de drogue et que c'est dans ces

zones qu'il faut participer et combattre la force armee. Ils

commencent donca avoir de serieux

problemes avec le developpement des combats de guerilla. En

ce qui concerne la qualite, on voit

un bond significatif, specialement dans les combats de

guerilla; les assauts sont chaque fois plus

importants, comme celui d'Uchiza par exemple qui a meme

engendre des contradictions internes entre les

forces armees et le gouvernement, ainsi qu'entre les forces

armees et les forces de police; et les

embuscades successives montrent qu'elles sont mieux

conduites. Greves armees. Cette nouvelle forme

de lutte qui implique tout un ensemble d'actions, doit

conduire les quatre formes de la guerre: agitation et

pro pa gan de, sabotage, aneantissement selectif et combats de

gue rilla; et elle entrainea la fois la

mobilisation d'une immense masse qui vit la force du Pouvoir

Nouveau, l'existence de l'Etat Nouveau, la

remise en question et la negation du vieil Etat. La greve

armee, militairement par lant, mene les quatre

formes et sa repercussion sur les masses est profonde,

parvenanta isoler des zones et de mon trant de

plus, qu'il est facile d'isoler la capitale; nous savons deja

depuis 79 que Lima est la capitale de

l'Amerique Latine la plus vulnerable, il faut en tenir compte

pour continuer de les frapper, et demain

aussi quand nous aurons le Pouvoir dans tout le pays. Face

aux greves la reaction va s'evertuer, comme

elle le fait deja,a les reprimer et les empecher,a les briser; elle

appelleraa de fausses greves ou utilisera

les armes; comme par exemplea Chosica ou ils con vo que

rent une fausse greve pour faire une

demonstration de force, pour faire pression, intimider et

amener les massesa rejeter les greves armees;

mais cela ne sera pas suffisant pour eux, ils devront en venira

la repression des greves armees, repondre

militairementa la greve, ne pas se contenter seulement d'une

demonstration de force mais briser les

greves armeesa feu eta sang. Les greves armees mettent

aussi dans l'em bar ras les revisionnistes, la

bureaucratie syndica le, ceux qui chevauchent les masses; ils

vont continuera s'opposer aux greves,

en disant que c'est "une imposition autoritaire", que "ce ne

sont pas les organisations corporatives

qui les convoquent"; notre reponse est simple: il ne s'agit pas

d'une action corporative ou syndicale mais

d'une action militaire pour isoler, frapper, user et saper le

vieil ordre, afin que le peuple voie chaque fois

plus l'impuissancea laquelle est reduit l'Etat peruvien; par

consequent nous ne parlons pas d'une lutte

revendicative ou corporative mais nous developpons une

action militaire pour saper l'ordre, montrer son

impuissance, former l'opinion publique et avoir plus de

repercussion sur les amples masses; et cela

renferme deja, en perspective, le sectionnement du pays, de

facon plus ample, en relation avec un autre

probleme du plan que nous allons mettre en marche, celui de

passer de la guerre de guerillaa la guerre de

mouvement. Le travail militaire se developpea la campagne

eta la ville en suivant le chemin d'encercler

les villes a partir de la campagne, et notre condition

specifique est d'agiter aussi les villes; toutefois les

quatre formes de guerre se developpent principalementa la

cam pa gne et de facon complementaire

dans les villes; et ce developpement va se poursuivre, mais il

faut penser aussi que la greve armee se

developpe surtout dans les villes, par exemple la greve du

Centre a touche des villes importantes comme

Huancayo, Jauja, Oroya, Huanuco, Cerro de Pasco, c'est-a-

dire des capitales departementales et

provinciales. Le travaila la campagne est bon, de la plus

grande importance et essentiel, mais l'avancee

du travail dans les villes est une necessite qui va s'accroitre et

nous devons nous preoccuper de ce type de

travail. En synthese, pour ce qui est de la qualite et de la

quantite nous pouvons dire que la guerre

populaire qualitativement et quantitativement se developpe

vigoureuse et forte; nous persistons dans le

chemin d'encerclerles villesa partir de la campagne, le

principal etant la campagne et les

encerclements commencent dejaa se resserrer de plus en plus;

la guerre populaire a donc fait un grand

bond qualitatif et quantitatif au cours du Plan Pilote et une

avancee de grande portee est en gestation.

PLAN DE DEVELOPPEMENT STRATEGIQUE.

L'investigation montre que tous s'accordenta dire

que les axes, sous-axes, directions et lignes de mouvement

sont bien etablis et qu'ils sont chaque fois

mieux conduits, nous n'avons donc pas besoin pour l'instant

de les changer; et il ne serait d'ailleurs pas

opportun de les varier en ce moment. La reaction entre dans

une periode de difficultes et de contradictions

fortes; le probleme des elections municipales et ge ne ra les,

les deux tours et la nouvelle

administration les conduita la collusion eta la lutte mais toute

collusion s'appuie sur la lutte et elle eclate

a n'importe quel moment; ces situations de lutte, de rupture

qui peuvent meme mener au coup d'etat, nous

pousse en ce moment et pour au moins deux ansa venira

appliquer une avancee audacieuse, et pour cette

raison il n'est pas opportun de varier les plans et nous devons

nous efforcer de les conduire au mieux.

Sans oublier qu'a l'interieur du plan de developpement

strategique se deroule tout notre travail de

Parti et que le Parti le dirige totalement.

CHAMP D'ACTION.

Il est de plus en plus clair que nous nous

developpons dans la Sierra du pays. Au cours de son histoire

le Perou a eu un axe vertebral: la sierra

centre-sud, il en fut ainsia l'epoque des Incas; au cours de la

guerre avec le Chili c'est la partie qui se

defendit le plus et des forces peuvent s'y replier facea une

attaque etrangere.

Nous nous developpons aussi en bordure de foret, une zone

offrant de bonnes

conditions au niveau des masses; ici la majorite est lieea la

culture de coca, la zone du Haut Huallaga est

la plus grande zone productrice d'Amerique Latine, plus que

celles de Colombie et de Bolivie, c'est de

plus pour cette raison, qu'elle preoccupe beaucoup la reaction.

Mais nous nous developpons aussi en

bordure de foret d'Apurimac et il faut souligner la penetration

dans la region Centre. La perspective est de

couvrir toute la bordure de foret. Le champ d'action s'etend

aussia la Cote; des parties hautes de la Cote

on penetre jusqu'a la Sierra, comme le moyen Nord et le

moyen Sud. Ceci nous amenea developper les

autres zones cotieres,a developper le travail de la Cote nord et

de la Cote sud du pays. Y compris

developper davantage les villes de la Sierra. Il est tres

important de se pre oc cu per des villes, c'est lie

a l'insurrection; et le fait de ne pas se preparer pour la prise

des villes, principalement celle des grandes

villes qu'il faudra realiser dans la derniere partie de la guerre

populaire, retarderait la prise du

Pouvoir dans tout le pays. Le travaila Lima doit se developper

davantage etant donne qu'il s'agit de la

capitale. Notre expansion nous permet aussi de de ve lop per

des incursions, qui facilitent le

developpement de notre champ d'action et notre repli face aux

offensives ennemies. En resume,

le champ d'action montre son expansion et l'interrelation

entre les comites ainsi que la capacite

d'incursion des uns vers les autres; en consequence, la

perspective du champ d'action est de structurer

toute la guerre populaire. Avec le developpement de la guerre

il faudra redelimiter les comites,

surtout en fonction du developpement de l'APG. On voit donc

que le champ d'action est en train de

s'etendre et qu'est mis en place un processus de structuration

dans lequel commencea se solidifier

l'encerclement des villes, non seulement celui de la capitale

mais de toutes les autres." Voila pour le

rapport partiellement retranscrit. Mais voyons le cadre

suivant:

PLANS ET CAMPAGNES DE LA GUERRE POPULAIRE

TROISIEME JALON: COMMENCEMENT

DE LA GUERRE POPULAI RE

I. PLAN DE COMMENCEMENT (MAI-DEC 80)

1 342

COMMENCER LA LUTTE ARMEE (ILA)

IMPULSER LA GUERRE DE

GUERILLA QUATRIEME JALON: DEVELOPPEMENT

DE LA GUERRE DE

GUERILLA

II. PLAN DE DEVELOPPER (JAN 81-JAN 83)

5 350

OUVRIR DES ZONES DE GUERILLA

Ie. CAMPAGNE. CONQUERIR ARMES ET MOYENS

IIe. CAMPAGNE. AGITER LA CAMPAGNE

AVEC DES ACTIONS DE GUERILLA

IIIe. CAMPAGNE. COMBATTRE POUR AVANCER

VERS LES BASES D'APPUI

COMBATTRE I COMBATTRE II

III. PLAN DE CONQUERIR LES BASES (MAI 83-

SEP 86)

28 621

DEFENDRE, DEVELOPPER ET CONSTRUIRE I

DEFENDRE, DEVELOPPER ET CONSTRUIRE II

GRAND BOND Ie

CAMPAGNE. INITIER LE GRAND BOND! IIe

CAMPAGNE. DEVELOPPER LE GRAND BOND! IIIe

CAMPAGNE. DEVELOPPER LA

GUERRE POPULAIRE! IVe

CAMPAGNE Iere partie

COURONNER LE GRAND BOND!

2eme partie

COURONNER LE GRAND BOND

AVEC ECLAT!

IV. GRAND PLAN DE DEVELOPPER DES BASES.

PLAN PILOTE (DEC 86-MAI 89)

63

052

Ie CAMPAGNEPLAN PILOTE DE

DEVELOPPER DES BASES

IIe CAMPAGNE. CULMINER BRILLAMMENT EN

PLANTANT

UN JALON HISTORIQUE!

IIIe CAMPAGNE Iere partie

CONSOLIDER ET PRINCIPALEMENT

DEVEVELOPPER LA

BRILLANTE CULMINATION!

2eme partie GRANDE CULMINATION DU PLAN

PILOTE!

V. GRAND PLAN DE DEVELOPPER DES BASES EN

FONCTION DE LA

CONQUETE DU POUVOIR (AOUT 89)

Ie CAMPAGNE. IMPULSER LE

DEVELOPPEMENT

DES BASES D'APPUI

Pour ce qui est de son application,

jusqu'a fin 89:

23 090

TOTAL DES ACTIONS 121 455

NB. Jusqu'a cette date quatre jalons ont

marque de facon specifique le developpement de la guerre

populaire: LE PREMIER: DEFINITION,

dont le centre est le IXeme Plenum du Comite Central, de

juin 79. LE DEUXIEME: PREPARATION,

centree sur la Conference Nationale Elargie, de novembre 79.

De plus, ce cadre ne tient pas

compte des actions realisees com ple men tai res aux

differents plans. Il montre de facon

manifeste l'immense avancee et le grand developpement de la

guerre populaire, au moins facea

quiconque chercheraita soutenir, ce qui serait absurde, qu'il

n'y a qu'un changement, un bond quantitatif

mais pas qualitatif. On voit clairement et de facon frappante

que chaque plan suppose un bond plus eleve

que le precedent. Si nous comparons les plans III et IV, alors

que le premier a couvert trois ans et quatre

mois et que le deuxieme n'a couvert que deux ans et six mois,

le deuxieme represente plus du double

d'actions par rapport au premier. Par ailleurs, si nous

considerons l'application du nouveau GRAND

PLAN DE DEVELOPPER DES BASES EN FONCTION DE

LA CONQUETE DU POUVOIR commence

depuis peu, en aout 89, avec la "Iere Campagne d'Impulser le

Developpement des Bases d'Appui", durant

les quatre mois de son execution, jusqu'a la fin de l'annee

derniere, 23 090 actions de guerilla ont ete

realisees; en con se quen ce, si nous considerons que quatre

mois re pre sen tent la moitie du

temps de la Grande Culmination du Plan Pilote!, la deuxieme

partie de la campagne precedente, le

nouveau Grand Plan est deja parvenua un accroissement

notoire de 41,5% de ces actions de guerilla;

augmentation dont on mesure mieux l'importance si on tient

compte de l'accroissement tres eleve

que cette culmination du Plan Pilote a signifie. Et si nous

comparons les resultats, les 23 090 actions de

guerilla representent 19% du total des actions jusqu'en

decembre 89; 23,5% de celles realisees en neuf

ans; et 36,6% de tout le Plan Pilote! En un peu moins de

quatre mois, 37% de ce qui a ete conquis

auparavant en trente mois! C'est ainsi que le nouveau Grand

Plan a donc commence, de facon resolue et

victorieuse. Finalement, si nous centrons sur l'annee 89,

l'annee du suppose et claironne "enlisement";

considerant la periode d'octobre 88a decembre 89 au cours de

laquelle sont enregistrees les 32 642

actions de la Culmination en question et les 23 090 du

Nouveau Grand Plan, nous avons un total de 55

736 actions de guerilla; cela ne represente pas moins des 46%

de toutes les actions ac com plies; la

voila, la grande "deroute du Sentier"! En ce qui concerne les

actions concretes de cette periode, il suffit

de relever les suivantes.

Greve armee regionale d'Ayacucho qui dura une semaine

en fevrier 89; au cours de

laquelle furent detruits des regroupements paysans controles

par les forces armees. Moissona Huaycan,

dans la capitale elle-meme au cours de ce meme mois; deux

mille personnes se mobilisent avec l'appui de

l'APG qui aneantit l'administrateur et le contremaitre de la

Propriete Fonciere attaquee; les masses

s'approprient la production en se la repartissant. Assaut de la

base policiere anti-subversive DOES-6

d'Uchiza, le 27 mars; la base est occupee et son contingent se

rend: 48 personnes dont 15 blesses, 3

officiers morts et 7 policiers. Prise de Pampa Cangallo, en

Avril 600 soldats qui ne peuvent pas sortir de

leur caserne, sont maintenusa distance tandis que le village

est occupe et que la population est sous le

controle de l'APG. Mobilisation du Comite des Familles des

prisonniers de guerre et des disparus,a Lima,

contre le Ministere de la Justice avec agitation et sabotage;

des plans de repression a l'encontre des

familles, des avocats et du genocide des prisonniers sont

contenus; en avril. Assaut des postes de police de

Yauricocha, Alto Laran et San Clemente dans le Moyen Sud,

egalement en avril. Greve armee regionale

du Centre dans les departements de Junin, Cerro de Pasco et

Huanuco, du 10 au 12 mai. Greve armee de

Canete, partie sud du departement de Lima, les deux premiers

jours de juin et le 7, assaut du poste de

police d'Ambar, partie nord du departement de Lima.

Embuscade contre le vehicule de transport de

l'escorte presidentielle, "Hussards de Junin", en plein centre

de la capitale du pays, 7 soldats morts

et 29 blesses, le 3 juin. De meme au cours de ce mois, greves

armees: du 5 au 7a Huancavelica, le 7a

Huaraz et du 15 au 20 dans le Haut Huallaga. Embuscade

contre l'armee, faisant partie de la greve, le 19

juina Aguaytia; contre un convoi de six camions sur la route

de F. Basadre; sont aneantis un major (chef

en second du commandement politique et militaire d'Ucayali)

un lieutenant et 14 soldats, ainsi que 10

blesses, au total 26 tombent. Au cours du mois de juillet,

greves armees: le 14a Huamachuco, le 20a

Lima, contre la faim et la repression, organisee par le MRDP,

et celle du 27 au 29a Ayacucho; de meme

le 5 sabotage de l'omnibus des sovietiques qui degradent la

richesse maritime du pays, 33 blesses; et une

embuscade contre une patrouille policiere de la DOES,a

Azangaro, departement de Puno, le 6, un

commandant, un capitaine, un lieutenant et trois subalternes

sont aneantis; et assaut du poste de policea

Pacaran, Canete, le poste est detruit et le pont qui relie

Pacarana Yauyos et Huancayo saute. Destruction

de la Caserne de Madre Mia, 150 soldats (120 pour

l'infanterie et 30 pour le genie), dans la vallee du

Haut Huallaga; l'assaut a lieu le 27 juillet, veille de la "fete

nationale"; apres un dur combat l'Armee

Populaire de Guerilla a detruit totalement et completement la

caserne de l'armee reactionnaire,

provoquant 64 pertes (39 morts et 25 blesses) et conquit une

bonne quantite de gilets pare-balles. De

meme durant cette partie de l'annee derniere il y eut un assaut

du poste de police de Cotahuasi, dans le

departement d'Arequipa; et du poste de police de la centrale

hydro-electrique de Huancaray,a Apurimac.

Ainsi que dans le departement de Huancavelica ou furent

aneanties des milices de ferme de Pachaclla et

ou furent realisees de nombreuses occupations de villages sur

l'axe prin ci pal de la guerre populaire

dans la zone, generant un vide de Pouvoir. Et une embuscade

contre l'armeea Milano, Haut Huallaga;

l'assaut du poste de police de Julcan,a Otuzco, dans le

departement de La Libertad et du poste de police

de Cajacay dans le departement d'Ancash. Et maintenant, si

nous envisageons le developpement

de la guerre populaire dans les regions et les zones ou elle se

developpe, tout en mettant l'accent sur la

Iere Campagne d'Impulser, le commencement du nouveau

Grand Plan, nous avons le panorama suivant.

Ayacucho, la forge constante et heroique. Con si de rons la

zone de Pampa Gallo au sud du

departement; en octobre une serie d'actions fut realisee contre

les forces armees et la micro-region;

l'action centrale fut le harcelement et l'intimidation causeea la

caserne de Vilcashuaman, le sabotage des

ins tal la tions de l'Etat, la propagande, l'agitation et la

mobilisation dans le village dont l'APG prit le

controle; le harcelement et l'intimidation ont aussi frappe les

bases anti-guerilla de Pampa Cangallo,

Cangallo, Puente Matero, Accomarca, Ocros, Cayara, Hualla,

Canaria, Huancapi et Chipao. Facea la

grande repercussion sur les masses, surtout celles qui sous la

pression integrent les milices de ferme, qui

cessent de faire des rondes et d'assurer la vigilance, l'armee

reagit de facon desesperee en imposant le

couvre-feu, en reprimant, en emprisonnant et en rasant les

cranes. Nous avons repondu aux elections

municipales de novembre avec la greve armee du 5 au 15 qui

a montre qu'elle est une grande arme pour

entraver, boycotter et empecher les elections partout ou c'est

possible. Il n'y avait pas de candidatsa

Concepcion, Carhuanca et Huambalpa, Andamarca et

Cabana;a Huancapi, Hualla, Colca et Cayara

c'etaient des inconnus;a Vilcashuaman, ils renoncerent tous,

excepte un membre d'IU;a tel point que,

pour donner une preuve evidente de ce qu'est la democratie

bourgeoise,a Carhuanca et Huambalpa, le

jour meme des elections, les sinchis attraperent deux paysans

sur la place publique, les informerent "Vous

etes les candidats" et sous les coups, les firent accepter. Voila

leur democratie et leurs elections, le peuple

en est temoin; mais ils n'atteignirent pas leur objectif,

l'immense majorite ne vota pas. En liaison avec le

processus il y a l'eclatante embuscade du 13 contre le convoi

de l'armee,a Andamarca, ou on aneantit dix

soldats et un fonctionnaire du jury electoral. Et, quoique

partiellement, la Petite Marche qui, mobilisant

des centaines de personnes, armees de divers moyens et

portant des drapeaux rouges avec la faucille et le

marteau, des banderoles et des affiches de la guerre populaire,

parcourut beaucoup de villages et de

hameaux comme une petite machinea semer le Pouvoir

Nouveau, tout en developpant des actions et en

touchant profondement les masses. D'autre part de durs coups

sont assenes, aneantissant les recalcitrantes

tetes noires, caudillos des milices de ferme controlees par les

forces armees, commea Huamanquiquia et

Sacsamarca, province de Huancasancos. Tandis que la guerre

s'etend vers les parties hautes de la Cote

avec des prises de villages comme celle d'Ocana et la

destruction du poste de police, proche de la route

pour Nazca.

Voyons la partie nord du departement d'Ayacucho, les

provinces de

Huamanga, Huanta et La Mar. Les elections municipales

revetent, evi dem ment, une importance

majeure. Dans la ville de Huanta, la capitale provinciale, il

n'y eut pas de candidat, puisque tous

renoncerent;a Ayacucho, capitale du departement, les

candidats renoncerent mais le retrait du candidat

apriste (un ex-belaundiste, inconnua Ayacucho, qui ne fut

meme pas present le jour des elections), ne fut

pas accepte par l'apra; tandis que le retrait du candidat de

l'IU, transgressant les normes electorales, a ete

accepte malgre l'opposition de son compere de liste, ne le

reconnaissant pas comme candidat, qui voulait

lui aussi se retirer. En appliquant le boycott comme dans

d'autres endroits, le Parti menaa bien la greve

armee du 11 au 13 novembre dans toute la zone; des le 10 le

transport fut paralyse par des barrages et des

tranchees sur les routes; les masses, au moyen d'emetteurs

radios, demandent meme la suspension du

processus electoral. Les forces armees, le commandement

politico-militaire, repondirent en

appliquant le couvre-feu, de 6a 6, de six heures du soira six

heures du matin; ceci, le lendemain de

l'attaque du 9, de l'occupation simultanee d'Ayacucho et de

Huanta par l'APG; decretant la

"suspension des activites publiques jusqu'au 13"; avec

d'importantes rafles et des menaces

d'emprisonnement et de presentation au juge pour appliquer

leurs sanctions draconiennes envers

ceux qui ne voteraient pas selon les dispositions diffusees par

la radio. Ayacucho se reveilla le 12 sous les

explosions et un immense deploiement de forces militaires et

policieres. Le genocide demagogue,

Garcia Perez, arriva le jour meme pour mettre en scene le

"triomphe de la democratiea Ayacucho"; il

donna des ordres et des contrordres, ce qui lui passait par la

tete, comme il le fait quotidiennement; il

realisa un meeting d'apristes, de milices de ferme et de soldats

en civil au cours duquel le bouillant

bouffon narcissique decreta sa "victoire" personnelle et la

"defaite de Sentier", le "triomphe du processus

electoral exemplaire" et l'"echec du boycott". Mais il n'y eut

pas d'electionsa Huanta, pas non plus de

mairea Ayacucho, parce que le "gauche-uniste" choisi par

quelques uns se volatilisa facea plus des deux

tiers de votes blancs et nuls de l'infime minorite qui vota;

voila aussi le triomphe que celebra l'IU affolee

s'epoumonant avec le "nous avons gagnea Ayacucho". En fin

de compte, le JNE lui-meme dut declarer

les elections nulles. Tout cela hormis le fait que, comme en

85, dans certains endroits, les masses furent

obligees d'aller votera coups de pieds, commea San Jose; ou

bien encore, les cartes electorales furent

simplement tamponnees et les soldats trafiquerent les votes,

commea Pischa et Acocro, tandis qu'a

Llochegua et Churcampa le vote eut lieu dans les casernes. A

Julcamarca l'AGP occupa le village et

retenant la base anti-guerilla incendia le conseil municipal et

empecha les elections; de la meme facona

Acocro leur suspension fut imposee,a Pacaycasa egalement, la

les soldats abandonnerent la protection des

bureaux de vote, y laissant seulement leur lieutenant. En

resume le boycott fut un brillant triomphe

politique; l'absenteisme fut largement massif et meme la

minorite qui se deplaca, vota majoritairement

blanc ou nul. Outre l'importance du boycott, faisant partie de

la guerre populaire, on voit un point

fondamental de son developpement dans le travail qui

avancea grands pas au sein des villes commea

Ayacucho eta Huanta: leur occupation simultanee, le 9

novembre, en appliquant la contention pour

empecher la sortie massive des forces armees et de police de

leurs casernes et en obligeant les mercenaires

etrangersa se terrer comme des rats dans leurs tanieres de

l'aeroport; voila une preuve tangible de cette

avancee. De meme l'incursiona la Cooperation Populaire

d'Ayacucho contre le candidat apriste, avec

l'aneantissement de sa protection policiere, en octobre; et

l'attaque de la direction departementale de la

police technique, avec l'aneantissement d'un lieutenant et d'un

sergent et deux blesses, ce meme mois; ou

encore les voitures piegees, unea la direction de l'education et

l'autrea trente metres de la place d'armes,

respectivement en octobre et en decembre. Neanmoins dans le

developpement de la guerre populaire

l'essentiel et le plus important con ti nuent d'avoir lieua la

campagne: on le voit clairement avec la

destruction des milices de ferme dans cinq villages, venanta

bout de 50 de leurs defenseurs recalcitrants;

la demolition des regroupements de Vicus et Huayllay et

l'aneantissement de leurs tetes noires,

regroupements organises et soutenus par les forces armees

contre la volonte des masses, de la paysannerie

pauvre surtout; l'embuscade contre les milices de fermea

Pichihuilca eta un vehicule de l'armee,a

Palmapampa,a trois cents metres de leurs bases anti-guerilla,

respectivement en novembre et en decembre

et les coups repetesa l'infanterie de marine. Apurimac est

aussi une zone de dures et d'intenses

confrontations. Comme le prouvent les sabotages et les misesa

sac des installations, locaux ou proprietes

municipales, de micro-regions, de la cooperation populaire,

d'Entel Peru, du Ministere de l'Agriculture,

du registre electoral, de la Sierra Centre-Sud, du registre

militaire, de la Banque de la Nation et des

antennes de television; ou les aneantissements selectifs de

mouchards, d'infiltres, de voleurs de betail, de

promoteurs de milices de ferme et d'espions; ou les assauts,

les embuscades et les multiples affrontements

enregistres. Le tout associea des centaines d'agitations et de

mo bi li sa tions eta des dizaines

d'occupations de villages. Ici l'Etat agit avec une repression

acharnee et les forces armees et de police,

avec une virulence sanguinaire croissante; pour preuve, les

raids genocides qu'exer ce l'armee, dans

cette zone comme dans d'autres; l'un d'eux, realise

recemment, en avril, partant de la province

Antabamba d'Apurimac, parvint jusqu'a Cuzco, volant,

brulant et assassinant dans les communautes

paysannes qu'il traversait, comme on le denonca au

Parlement, bien sur, comme toujours, sans resultat.

Mais face aux massacres, les actions de guerilla qui impulsent

la guerre populaire sur ces terres, se

dressent avec vigueur; ainsi l'assaut du poste de police de

Vilcabamba, province de Grau, le 14 mai 1989,

ou sont tombes un policier, un lieutenant et ou il y eut

plusieurs blesses, et le courant fut coupe dans sept

districts; voila la verite, et ce que dit la presse reactionnairea

propos de "15 terroristes abattus aux

alentours de Cotabambas" n'est que supercherie. Ou

l'embuscade contre l'armeea Caraybamba le 5

octobre; trois soldats et un lieutenant furent aneantis et sept

soldats furent blesses. Pres de cette zone ont

lieu les actions de la province de Caraveli du departement

d'Arequipa; comme l'occupation de Caraveli, le

premier decembre 89, ou furent sabotes et detruits les deux

postes de police, le registre militaire, la

Banque de la Nation, la centrale electrique, l'antenne de

television et le local du Ministere de

l'Agriculture; les vieilles autorites s'enfuirent, se refugiant

dans le port d'Atico. Egalement l'occupation

de Pausa, capitale de la province Paucar de Sara-Sara, dans le

departement d'Ayacucho, le 2 decembre; on

mobilisa les masses, hissant des drapeaux et peignant des

mots d'ordre revolutionnaires; y compris le

sabotage et l'incendie de la mairie, du poste de police, du

registre electoral et des locaux du Ministere de

l'Agriculture, d'Entel et de Sierra Centre-Sud; ce coup

eclatant a servi aussia detruire le materiel

electoral et ainsi on empecha les elections dans toute la

province. Et bien sur la juste politique d'evasion

mise en placea la prison de Caraveli, en decembre.

Huancavelica a aussia son actif des embuscades

demolisseuses; le 23 octobre, frappant l'armeea Lachoj; une

mine fit sauter deux des trois camions que

comptait un convoi et apres l'explosion, l'attaque fut

eclatante; ensuite eut lieu un violent combat avec les

huit soldats qui, sous les ordres d'un lieutenant, resterenta

distance dans le troisieme camion, et trois

d'entre eux furent ainsi aneantis; ce convoi etait tres

fortement arme car il conduisait des chefsa leurs

bases anti-guerilla; les journaux informent de ces faits,

minimisant comme toujours: "quatre officiers et

neuf soldats furent aneantis" alors qu'en realite 36 furent

aneantis. De plus s'ajoutenta cette action les

affrontements de Santa Ines et Chupamarca et le harcelement

de Castrovirreyna elevant le totala onze

morts. Ainsi ont ete aneantis 47 soldats de l'armee

reactionnaire peruvienne, dont dix officiers, sans

compter les blesses qui, evi dem ment, elevent les pertes. Sa

reponse furieuse, impuissante, faute de ne

pouvoir frapper ses as saillants, s'est portee sur la masse

desarmee;a Santa Ana, le 25 octobre, ils

torturerent des paysans, les interrogeant au sujet des

guerilleros et ils en assassinerent cinq; au meme

endroit, le 28, ils brulerent la hutte d'un paysan qu'ils

assassinerent pour etre l'oncle d'un combattant; et

a Lachoj 70 soldats s'installerent le 28, sur la route, et

arretant tous ceux qui passent, ils volerent,

torturerent et violerent les femmes; et le 31 ils en

assassinerent quatre autresa Pucara. Le processus

electoral, la aussi, a ete une lutte de classes armee acharnee;

la reaction a mis en place ses elections

principalement avec l'appui de ses forces armees, dans ce but

elle a fait venir davantage de soldats de

Huancayo et de l'infanterie de marine de Callao; de

Huancavelicaa Ticrapo ils se sont deplaces chez les

paysans pour faire campagne pour les elections, appelanta

voter, menacant de fusiller ceux qui ne le

feraient pas. Une partie de leur controle consistaita etablir des

sauf-conduits pour voyager; cinq jours

avant les elections, ils stopperent le train qui partait de

Huancavelica, arreterent 400 passagers qu'ils

volerent, torturerent et promenerenta travers la ville tandis

qu'ils vociferaient qu'il arriverait la meme

chosea tous ceux qui n'auraient pas de sauf-conduit. Dans la

ville meme les soldats firent leur guerre

contre les graffitis du Parti et les drapeaux rouges qu'ils

trainerent dans les rues en les fusillant, recoltant,

contrairementa ce qu'ils cherchaient, la moquerie du peuple;

mais, de plus, les perquisitions quotidiennes

s'accrurent, les as sas si nats et disparitions augmentant

(parmi eux 13 eleves de l'Institut

Pedagogique, objet de perquisitions reiterees);a cela s'ajouta

la pression sur les masses, comme les

professeurs qui avant de toucher leur salaire devaient se

rendre aux causeries du chef politico-militaire; et

des tracts lances d'helicopteres: "Ami paysan refuse le

terroriste car il est ton ennemi" (toute

ressemblance n'est pas que pure coincidence!). Mais facea

cette sinistre campagne la guerre populaire fit

front avec audace et resolution; et pour preuve de l'avancee

dans la capitale meme du departement, le 8

octobre, on sabota la caserne de l'armee, du commissariat et la

cafeteria de la police; il y eut une coupure

de courant et plus important encore, au cinema commenca

l'agitation, les masses sortirent dans la rue et il

se forma un choeur grandissant qui devint sur la place

d'armes une masse rugissante faisant courir des

Vivats au President Gonzalo, au Parti,a la guerre populaire et

des Ne pas voter!, au milieu de l'obscurite,

des dynamitages et des tirs; ni les soldats ni les policiers ne

sortirent et c'etait l'APG qui controlait la

ville. Le 12, jour des elections, se deroula entre la greve et les

coupures de courant quotidiennes du 11 au

13 novembre; le jour se leva sur des drapeaux rouges avec la

faucille et le marteau et de violentes

detonations; ce fut une ville morte jusqu'a onze heures du

matin, heurea laquelle les soldats

perquisitionnerent des domiciles recherchant des presidents et

des membres des bureaux de vote, tirant de

force les gens pour qu'ils aillent voter; mais cela ne permit

d'at teindre, parmi les electeurs de la ville

meme, qu'a peine 40% des votants, et ceux des quartiers

populaires et voisins n'allerent pas voter, ils

respecterent la greve et de plus les pistes d'accesa la ville

furent bloquees. S'il en fut ainsi dans la

capitale, dans les villes plus petites eta la campagne le

probleme fut pire pour la reaction; car, outre le fait

de ne pas avoir de candidat dans de nombreux endroits, ne

pas voter etait le sentiment et le desir des

masses puisque, comme ils l'apprennent de leur experience,

on n'obtient rien par le vote. Voila encore un

bon exemple de l'utilisation revolutionnaire des elec tions.

La Region Centre est le coeur du

processus economique de la societe peruvienne dont le

sommet est Lima et c'est le noeud du plan

geopolitique de l'Etat; en tenant compte de cette realite on

comprend mieux l'action et le developpement

de la guerre populaire dans cette region. Ici la lutte croit

intensement et montre des caracteristiques plus

eclatantes que dans d'autres endroits; c'est ainsi que les

sabotages sont extremement frappants, comme les

misesa sac des Sais Tupac Amaru, notamment des chevaux

utilises par l'armee, et celles de Ramon

Castilla, de l'etablissement piscicole Les Andes, et des

bureaux et campements du projet Pichis-

Palcazu; et le sabotage de l'entreprise agricole de Romero,

petit larbin du capitalisme bureaucratique et de

la grande bourgeoisie,a Chanchamayo, ravageant 10 000 sacs

de cafe. Grands sabotages des

entreprises d'Etat;a Enafer, explosion des locomotives ou

deraillements comme ceux de Yauli et

Chucchis;a Centromin, sabotagesa Casapalca et Morococha,

paralysant dans cet endroit le bassin de

decantation, oua Oroya la raffinerie et la fonte, ainsi que les

deraillements des trains charges de minerais;

a Electroperu, misea terre de pylones, dont 59 au cours de la

greve armee de novembre, generant ainsi de

grandes et amples coupures. De plus, des ponts dynamites,

quatrea Mucllo, Comas et sur la route

Concepcion-Satipo. On ne frappe pas seulement les mines

d'Etat, d'autres centres comme Allpamina ont

egalement ete touches, propriete de R. Gubbins, membre bien

connu de la grande bourgeoisie. En outre,

les rafles de betail et les invasions de terre sont d'une extreme

importance, soient 8 200 ovins et 10 300

hectares, tout pour les masses, pour la paysannerie,

principalement la paysannerie pauvre. La base

economique de la societe peruvienne est donc serieusement

frappee et les bases du Vieil Etat

profondement sapees dans la region, comme dans d'autres. De

meme la penetration de la guerre populaire

est d'une grande importance en bordure de foret centrale et se

developpe dans les provinces de Tarma,

Chanchamayo et Satipo; elle renforce en meme temps la lutte

de classesa Huancayo, la capitale

departementale ou les mobilisations de cinq mille eleves de

secondaire en juillet et de quinze mille

etudiants en octobre en sont des demonstrations indeniables;a

cela s'ajoutent les aneantissements selectifs

d'autorites et de candidats qui bouleversent toute la region (en

aout,a Tarma, il ne restait que le sous-

prefet comme autorite civile; tandis qu'a Huancayo on

aneantissait le sous-prefet et l'adjoint au maire elu,

eta Concepcion le maire de la province); soulignons encore la

facon d'elever la lutte en developpant les

embuscades au train de Centromin et d'Enafer. Pour impulser

et controler les elections municipales, ils

firent venir des troupes des trois armees de Lima, Trujillo,

Iquitos et Tacna; ils declencherent le genocide

electoral, le chantage et la guerre psychologique, deplacant

des milliers de soldats et de policiers de leurs

forces repressives. Le Parti, la encore, appliqua la greve

armee du 11 au 13 dans toute la region; ce fut un

triomphe retentissant, car les masses la respecterent,

particulierementa Junin et Pasco. La reaction tenta

par la force de casser la greve et d'imposer le vote, c'est

pourquoi des la veille des elections, surtout dans

les quartiers marginaux des villes les plus grandes, elle

commencaa exciter les masses comme du betail;

mais ils echouerent dans leur tentative d'obtenir une plus

large participation, l'absenteisme fut

massif; et meme si les revisionnistes, les opportunistes et les

reactionnaires etaient de meche, ils ne purent

organiser les elections que dans les capitales departementales

et provinciales. La Region de Huallaga et

surtout le Haut Huallaga est une region strategique, chaque

jour de plus grande importance; non

seulement pour ses enormes richesses potentielles en

particulier, dont la BM, la BID et des entreprises

imperialistes en collusion avec la grande bourgeoisie et l'Etat

peruvien projettent la depredation

depuis des annees; mais, surtout, pour la force avec laquelle

la guerre populaire s'y developpe. Son poids

et son avancee se voient nettementa travers les durs coups

assenes aux forces armees reactionnaires,

comme la destruction de la caserne de l'armee de Madre

Mia;a ceci, continuent de s'ajouter de multiples

embuscades, parmi lesquelles il faut souligner, au cours du

second semestre de 1989, celle contre l'armee,

a nouveau, qui aneantit un lieutenant et sept soldats, auxquels

s'ajoutent quatre blesses et la reddition de

trois autres, sur le trajet Uchiza-Progreso; et celle contre la

policea Villa Palma, avec six policiers

aneantis et deux blesses; les deux en septembre. Et en octobre

une embuscade contre un convoi de l'armee,

d'un effectif de 35 hommes, parmi lesquels un officier et

quatre soldats trouverent la mort tandis que

douze furent blesses. Des actions de guerilla qui, etant donne

les conditions de leur deroulement,

accroissent considerablement l'aneantissement d'autorites, de

mouchards, d'infiltres, d'espions et

d'en ne mis de tout poil. Autour des elections, dans tout le

pays, ces actions contre des autorites

municipales et surtout contre des candidats redoublerent

parallelementa une intense campagne au sein

des masses appelanta ne pas voter; en depit de la sanglante

repression genocide electoraliste, tout ceci ne

put empecher un immense absenteisme. D'un autre cote, la

repercussion chaque jour plus grande de la

guerre populaire dans des zones limitrophes du nord de San

Martin, Huanuco et Ucayali tout entier est

d'une importance reelle pour la revolution et un risque pour la

contre-revolution; il est certain que cette

perspective, comme celle de tout le pays, accentue les

cauchemars de la reaction, bouleversant davantage

son reve trouble de bete traque. Mais la lutte ici frappe aussi

avec justice le genocide demagogue, Garcia

Perez, lui-meme mettanta sac les elevages "Acuario" et "Mi

sueno" de sa propriete, situes au 35eme km

de la route Federico Basadre et au 7eme km de la route vers

Nueva Requena; attaques le 24 mai et le 5

juin 89, le betail est reparti au sein des masses, (plus de sept

cents personnes participerent), 188 boeufs et

50 veaux, 6 chevaux, 18 cochons de lait, etc...; et de la tole

ondulee, des dizaines de barils de petrole et

d'huile, dix tracteurs, trois groupes electrogenes (des grands),

etc, furent detruits. Bien entendu, ce n'est

rien face au mal immense cause par ce personnage pervers;

mais c'est toujours cela de pris malgre tout;

un jour, le peuple rendra justice. La situation dans la Region

du Huallaga pose le probleme fondamental

de l'intervention de l'imperialisme yankee; avec en

perspective que la contradiction nation-

imperialisme deviendra principale, imprimant un changement

important audeveloppement

de la guerre populaire au Perou. Dans la revue de l'armee des

Etats-unis on peut lire: "Finalement, et de

facon plus grave, les Etats-unis affrontent un aspect de la

subversion en Amerique latine qui presente la

menace majeure mais une menace qui pourrait peut-etre

encore nous fournir l'arme avec laquelle nous

pourrions recouvrer la superiorite morale que, semble-t-il,

nous avons perdue. Il y a une alliance

entre quelques narco-trafiquants et quelques insurges. De

nombreux pays en Amerique Latine affrontent

la corruption de leurs gouvernants et des officiers militaires.

Ces pays s'efforcent de traiter le

probleme avec l'appui incertain des Etats-unis et des degres

de reussite divers. Les dollars gagnes par les

narco-trafiquants sont verses dans les caisses de certains

guerilleros ou, eventuellement, sous forme

d'armes et de ravitaillement, aux mains de la guerilla.

Une consolidation de la perception du public et du Congres

de cette connexion meneraa

l'appui necessaire pour contrecarrer les terroristes guerilleros

narco-trafiquants de cet hemisphere. Il

serait extremement facile de generer un tel appui une fois

cette connexion prouvee et une guerre totale

declaree par l'Autorite du Com man de ment National. Le

Congres aurait du mala empecher que nous

soutenions nos allies par l'entrainement, le conseil et

l'assistance de securite necessaires pour accomplir la

mission. Les groupes religieux et academiques qui ont appuye

inlassablement la subversion en

Amerique Latine se verraient dans une position morale

indefendable. Surtout nous aurions une

position morale irreprochablea partir de laquelle nous

lancerions un travail offensif coordonne pour

lequel nous disposerions de moyens du Departement de la

Defense et d'autres sources. La recente

operation en Bolivie est un premier pas. Au lieu de repondre

par la defensivea chaque subversion selon le

cas, nous pourrions decider des actions de concert avec nos

allies. Au lieu de nous plonger dans les

manigances legislatives et les contraintes fi nan cie res qui

caracterisent notre position

d'as sis tan ce de securite, nous pourrions repondre avec une

plus grande souplessea la menace. Au

lieu de debattre les menaces au cas par cas, nous pouvons

commencera percevoir l'hemisphere comme

une entite et finalement parvenira developper la vision qui

nous fait enor me ment defaut." (Military

Review, Edition Hispano-americaine, mai 1987; pages 49a

51). Elle montre donc le soi-disant

"narco-terrorisme" comme une "arme pour recouvrer la

superiorite morale" de l'imperialisme yankee, ce

qui le dote d'une "position morale pour une offensive

coordonnee" et lui procure "une vision

hemispherique", ce qui lui manque. Ces criteres, bien sur plus

developpes, guident la politique yankee; et

nous voyons tres clairement combien sont sinistres, les plans

couverts par la diffamation de "narco-

terrorisme"a l'egard de la guerre populaire et leurs

beneficiaires; ainsi que les objectifs vises par le Vieil

Etat, la reaction, le revisionnisme, les opportunistes et leurs

laquais de tout acabit quand ils developpent

depuis des annees leur campagne archireactionnaire en taxant

et en accusant de "narco-terrorisme" la

guerre populaire. Purement et simplement, ils visenta

promouvoir eta appuyer l'intervention et

l'agression de l'imperialisme yankee pour servir et defendre

ses interets, ainsi que ceux de la reaction

peruvienne. C'est pour cela que nous devons demasquer

davantage la noire essence contre-revolutionnaire

qui presente comme "terrorisme" ou "narco-terrorisme" la

guerre populaire; denoncer l'intervention

yankee croissante et ses plans d'agression; impulser la

campagne anti-imperialiste, Yankees go

home!; mettre tous nos efforts pour rechercher davantage

l'unite du peuple peruvien, son immense

majorite sur la base de l'alliance ouvriere-paysanne; nous

preparer ideologiquement, politiquement,

organiquement et militairement pour continuer de developper

la guerre populaire quelles que soient les

circonstances, arborant davantage le marxisme-leninisme-

maoisme, pensee gonzalo; continuer de

combattre cha que jour, avec tenacite et resolution, pour

conquerir le Pouvoir dans tout le pays en vue de

la revolution proletarienne mondiale,a laquelle nous sommes

plus lies que jamais du fait de la cause

immarcescible du communisme; et frapper sans detour et avec

force l'ennemi quel qu'il soit, davantage

l'imperialisme yankee lui-meme, comme ce fut deja le cas

pour Santa Lucia, sa base d'agression anti-

nationale, le 7 avril, la veille des elections generales de 90.

Au Sud du pays la guerre populaire se

developpe principalement dans le departement de Puno.

Parmi ses actions marquantes on note l'assaut et

la prise d'Ananea, province de Sandia; les deux postes de

police furent frappes simultanement et le

gouverneur, le maire, le juge et neuf policiers ont ete

aneantis, sans compter un blesse et deux qui se sont

rendus. A Yunguyo,a la frontiere bolivienne, un sabotage

detruisit la sous-prefecture, tout pres d'ou

etaient reunis Garcia Perez et le president bolivien; cette

action provoqua, une fois de plus, des

mouvements de patrouille des forces armees du pays voisin;

comme celle d'Ananea; elle fut realisee en

octobre. En novembre tandis qu'on occupait Azangaro, il y

eut un jugement populaire et on fit la

propagande contre les elections, les candidats, comme celui

de Huancane, renoncerent. En decembre on

occupa Orurillo, province de Melgar ou furent appliques le

jugement populaire et l'aneantissement

selectif. Mais les actions ne se developpent pas seulement

dans le departement de Puno, elles se

developpent aussi dans les de par te ments de Cuzco,

d'Arequipa, Moquegua et Tacna, meme si la on

developpe davantage l'agitation, la propagande armee et le

sabotage. En meme temps, au Nord du

pays on occupa Huamachuco, capitale de la province de

Sanchez Carrion, au mois d'octobre, et le maire

fut aneanti. En novembre aneantissement du maire de

Sanagoran; de la meme facona Trujillo, capitale du

departement de La Libertad, cinq sabotages ebran le rent la

ville proche du lieu ou se reunissaient les

ministres des relations exterieures du Groupe des huit et

l'antenne de television par satellite fut sabotee,

action executee de la meme facon contre la 7eme chainea

Santiago de Chuco et contre deux emetteurs

radios du revisionnismea Cajabamba, departement de

Cajamarca. En decembre, attaquea Cachicadan et

assaut du poste de police de Mollebamba. L'action se

developpe aussi sur la Cote-Nord, non seulement

Trujillo, mais aussi Chimbote, Chiclayo, Piura et Tumbes qui

sont, en tant que villes (les trois dernieres

etant capitales departementales) le theatre de la guerre

populaire; non seulement s'y developpent la

propagande et le sabotage mais aussi les aneantissements

selectifs, par exemple ceux d'un capitaine de

l'armee de terre et de deux policiers, respectivementa Tumbes

et Chiclayo. Au Sud comme au Nord le

probleme de la terre est fondamental et pour le resoudre on

applique la politique du Parti qui impulse les

armesa la main les invasions et la repartition des terres ainsi

que leur defense; le probleme est de

defendre et de conquerir la terre avec la guerre populaire, et

de la meme facon conquerir et defendre les

conditions necessaires au developpement de la production au

profit du peuple. Au Sud comme au Nord on

a developpe la campagne pour le boycott des elections

municipales; comme dans le reste du pays on a

promu des greves armees dans le but d'elever la conscience

politique des masses; elles furent

organisees seulement la ou il etait possible de les garantir,

province d'Azangaro, dans le

departement de Puno eta Santiago de Chuco,a Otuzco et

Sanchez Carrion dans la departement de La

Libertad; greves armees qui paralyserent ces zones et

aboutirenta un grand absenteisme electoral eta une

repercussion plus forte.

Au Proche-Nord, la partie nord du departement de

Lima et Ancash, attentat contre le president du jury des

elections de Huacho et aneantissement de deux

policiersa Barranca, ces deux actions en Septembre. Sabotage

d'une banquea Supe, explosionsa la

mairie et au poste de police de Carquin; destruction dans la

micro-regiona Bolognesi;a Cajatambo

attaque de la base anti-subversive de la police, jugement

populaire du maire et sabotagea la direction de

l'education de la zone;a Callejon de Huaylas durant trois jours

consecutifs explosions de pylones

engendrant une coupure de courant dans cinquante villages,

des drapeaux rouges avec la faucille et le

marteau sont hisses et des consignes contre les elections sont

peintes; prise de Trillos, dans la province de

Bolognesi et jugement populaire; toutes ces actions de

guerilla en octobre. Le gouvernement decrete l'etat

d'urgencea Barranca, Huaura, Cajatambo et Oyon, provinces

du departement de Lima et envoie un

bataillon de l'armeea Huaraz. La veille des elections

municipales, l'APG arrete un omnibusa 25 km de

Huaraz, la capitale du departement d'Ancash, et apres avoir

fait descendre les passagers, le dynamite (les

entreprises suspendent le service); sabotage au domicile du

prefet et coupure generalea Aija, Recuay,

Yungay, Carhuaz et Huaraz. De meme, au Proche-Sud, y

compris le sud du departement de Lima et d'Ica,

la guerilla frappe violemment dans la province montagneuse

de Yauyos, limitrophe du departement de

Junin et de Huancavelica, prenant de nombreux villages et

bles sant douze policiers au cours de

l'affrontement de Lincha en septembre; et durant le meme

mois explosion de pylonesa Canete, tandis que

les journaux eux-memes s'exclament: "Ils s'emparent de la

cam pa gne d'Ica". Et en octobre prise de

Palpa, la capitale provinciale; le com mis sa riat et le poste de

renseignements sont detruits, un

capitaine et six policiers aneantis; durant le meme mois,

greve armee de 48 heures dans la province de

Nazca, succes total car la ville reste deserte; en octobre aussi,

prise du district de Zuniga dans la province

de Canete, l'aneantissement est applique; pour couronner les

actions de ce mois, on fait sauter le pont

Coyllor. En novembre on met l'accent sur la campagne de

boycott, on pratique la propagande et

l'agitation avec le mot d'ordre de ne pas voter; c'est dans ce

cadre qu'ont lieu des actions contre les

locaux publicsa Nazca et dans les districts San Clemente et

Tupac Amaru de la province de Pisco dont la

capitale a connu une coupure de courant; les actions visent les

domiciles des candidats et un meeting

apriste est interrompua Ica, un autre est suspendua Pisco. Au

Proche-Nord une intense campagne pour le

boycott et contre les elections municipales est developpee, la

greve armee est organisee au Callejon de

Huaylas avec de multiples actions de guerilla; c'est un succes

ecrasant dans le Callejon tout entier,

produisant un grand ac crois se ment de l'absenteisme

electoral. Le Proche-Nord comme le Proche-

Sud sont, strategiquement, d'une extreme importance pour

encercler Lima, et cela n'echappea personne.

Lima, la capitale, avec un tiers de la population nationale;

capitale macrocephale d'une nation

opprimee et arrieree, grande concentration du pouvoir

economique, politique et militaire, gigantesque

miroir de la crise generale de la societe peruvienne; immense

tambour de repercussion nationale et

internationale; maisa la fois et essentiellement, centre

primordial du proletariat peruvien et

foyer de famine et de combat d'incessantes legions des masses

populaires, chair de la chair de notre

peuple heroique qui lutte inlassablement, jour apres jour, tra

vaillant et combattanta l'usine et dans les

quartiers populaires et les bidonvilles. C'est en partant de ces

caracteristiques marquantes qu'on peut

juger de l'importance fondamentale et essentielle de livrer

aussi la guerre populaire dans la capitale;a

plus forte raison si le chemin de la campagnea la ville,

d'encercler les villesa partir de la campagne, doit

s'achever, au moyen de l'ardente lutte de la guerre prolongee,

avec l'insurrection des villes,

principalement de la capitale; et plus encore si nous tenons

compte des particularites de la guerre

populaire au Perou ou, bien que nous suivions le chemin de la

campagnea la ville, nous developpons la

lutte dans les deux, la campagne etant, comme elle continue

de l'etre encore, principale et la ville

complementaire comme c'etait deja etabli dans "Schema de la

lutte armee" de 78, sanctionne par le

VIIIeme Plenum du Comite Central. Voila ce qu'il en est,

nous partons du fait qu'une partie de la

propagande du Parti vaa la capitale pour servira sa

transformation ideologique et politique la plus

profonde; ici le proletariat et le peuple la recoivent dans leur

esprit et convertissent dans la force de leurs

bras, le message que leur apportent: l'"Interview au President

Gonzalo"; la carte postale "Neuf ans de

guerre populaire" ou la publication graphique "Jour de

l'heroisme. Troisieme anniversaire" et

l'affiche du P. Mao "Rien n'est impossible pourvu qu'on ose

escalader les cimes", ou l'anthologie de

Lenine sur "L'imperialisme est la veille de la revolution

sociale du proletariat", ou les brochures "La

revolution proletarienne et le revisionnisme de

Khrouchtchev" et "Sur la dictature du proletariat", ou "En

commemoration du 40eme anniversaire de la Revolution

Chinoise" et "Le Parti, la guerre populaire

et le boycott".

Parmi les actions de guerilla qui ont ebranle Lima au cours

de la premiere

Campagne d'Impulser, durant le dernier tiers de l'annee 89,

on note dans le domaine de la propagande et

de l'agitation armees, les campagnes successives developpees

avec les masses les plus profondes, avec le

proletariat, la classe dirigeante de la revolution, et avec les

masses pauvres des quartiers populaires et des

bidonvilles, base du travail du Parti dans la capitale;

s'ajoutenta cela les vastes campagnes de distribution

de tracts pour appuyer la lutte de classes, toujours en direction

du plus profond qui emerge et transforme

la vieille societe. Cette forme de lutte est arboree du plus

simple graffiti, sur les tableaux noirs

omnipresents du peuple aux peintures murales defiantes de

San Marcos qui proclament la revolte de la

jeunesse; du papillon vibrant dans les mains,a l'affiche qui

grave la guerre populaire sur les murs; du

drapeau rouge commande par la faucille et le marteau qui

annonce le jour nouveau, aux

il lu mi na tions qui, des collines embrasent la nuit avec la

revolution; de la furie concentree dans le

cri de protestation au grondement declenche dans le

harcelement; de l'esprit de classe de fer qui anime les

marches au debordement impetueux des mo bi li sa tions

armees qui eclatent dans des barricades et

des pneus comme des torches, dans des cocktails molotov et

des explosifs en signe de solidarite; en

synthese, de l'idee qui arme l'esprit aux bras resplendissants

des actions de guerilla. Les sabotages aussi

s'ex pri ment, comme celui de Renasa, action en soutiena la

lutte du proletariat minier, en septembre;

voitures piegees aux ambassades d'URSS et de Chine et au

Consulat des Etats-Unis, actions contre les

deux superpuissances imperialistes, faisant partie de la

reponsea la nouvelle offensive contre-

revolutionnaire que chapeautent dans son ensemble

principalement Gorbatchev et Teng; actions

realisees en octobre. L'incendie de l'omnibus, comme les dix

brules, egalement en octobre, ainsi que

d'autres avant et apres, est une autre forme de sabotage qui a

une forte repercussion et frappe

essentiellement les en tre pri ses de l'Etat, puisque l'Etat

utilise chaque fois plusa des fins politiques

ses entreprises dans le but de briser les luttes populaires. La

coupure d'elec tri ci te est un autre type de

sabotage d'une importance et d'une repercussion chaque fois

plus grande; en septembre, octobre,

novembre et decembre des coupures de courant de grande

envergure ont ete realisees, elles ne couvrent

pas seulement Marcona, du depart d'Ica, jusqu'a Chiclayo, du

depart de Lambayeque, en passant par le

departement de Lima et surtout la capitale, mais frappent

aussi toute la Cote et la Sierra du centre; de plus

leur duree s'etend avec toutes ses consequences au dela de dix

jours; et la solution adoptee pour resoudre

les problemes qui en decoulent, permet de voir clairement

quels interets protege l'Etat et qui en est le

beneficiaire, on voit de qui il s'occupe en premier et le mieux.

L'aneantissement selectif frappa avec eclat

des mouchards, des ennemis recalcitrants de la classe et du

peuple et des individus ayant des dettes de

sang; il suffit d'en mentionner deux: premierement, celui du

commandant de la police nationale et sous-

chef de l'Interpol, quia Ayacucho se baigna dans le sang du

peuple assassinant les fils des masses.

Deuxiemement, bien que recent, celui de l'ex-president de la

Securite Sociale (IPSS), F.S. Salaverry,

poignard dans le dos de tous les assures du Perou, trafiquant

de la sante publique et assassin quotidien des

retraites du pays; cet aneantissement a frappe principalement

la bureaucratie (un des appuis

fon da men taux de l'Etat, mais le principal sont les forces

armees); les lamentations hypocrites de

certains ne s'elevent toutefois pas contre le juste

aneantissement, elles ne sont que la conscience coupable

des grands bureaucrates oppresseurs sur la tete desquels pend

l'implacable justice populaire, qui tot ou

tard arrivera. Les combats de guerilla se concretiserent avec

l'attaque du poste de police de Mercado San

Ildefonso; un lieutenant et quatre caporaux furent aneantis,

un officier et cinq subalternes finirent blesses,

selon les dires des journaux eux-memes; ce fut le 2 octobre.

Et lors de l'embuscade tenduea l'armee

peruvienne, un omnibus qui transportait 35a 40 individus du

service de renseignements de l'armee de

terre, fut pris en embuscade, au carrefour de l'avenue

Zarumilla et de la rue Pedregal, dans le district de

San Martin de Porras; quatre furent aneantis, quinze

terminerent blesses, certains gra ve ment, d'apres

l'information des propres journaux de la reaction; action

realisee le 15 decembre 89. La greve armee du

3 novembre merite qu'on la releve. Cette greve dans la

capitale avait une grande importance puisqu'elle

etait directement dirigee contre les elections municipales, elle

attira donc la furie exacerbee de la reaction,

du revisionnisme et de tous leurs laquais en general. Et ils

remuerent ciel et terrea son encontre; mais

voyant qu'elle etait incontournable, ils recoururenta leur

grand argument de toujours, la violence

effrenee, la voila donc la cause perverse qui dechaina la

repression brutale et demesuree de la Place de la

Victoria. Au cours de celle-ci, la police nationale declencha,

une fois de plus sa furie sanguinaire,

s'attaquant au deplacement des familles et amis qui, par

centaines et sous la conduite du Comite des

Familles des Prisonniers de Guerre et des Disparus, portant

des couronnes, des gerbes de fleurs et des

drapeaux, se dirigeaient vers le cimetiere pour rendre

hommage aux Heros du Peuple tombes lors de la

Rebellion des Lumineuses Tranchees de Combat ainsi qu'aux

autres combattants et fils du peuple qui

donnerent leur vie pour la revolution et leur sang pour la

guerre populaire; mais facea l'ignominie

reactionnaire brillerent le courage defiant du peuple, la

defense aguerrie des combattants et l'appui des

masses. La condamnation portee sur ceux qui furent attaques

de facon infame non seulement par les

ennemis re cal ci trants, mais aussi par ceux qui, soi-disant

revolutionnaires,

con dam ne rent les reprimes et appuyerent en fait le

gouvernement et la reaction, suscite donc un

profond rejet. De plus, comme la repression etait

impuissantea empecher l'aboutissement jusqu'a la

greve, menacant directement l'electoralisme, l'autoproclamee

Gauche Unie se mit en avant. Henri Pease,

candidata la mairie de Lima pour la IU, sortit comme porte-

drapeau anti-greve en defense de la dite

"democratie"a l'encontre du suppose "terrorisme" et il partit

pour une croisade anti-communiste de vieux

relent fasciste, avec la soi-disant "marche", ap pe lanta

l'union de tous les "democrates" dans un

meeting le 3, jour meme de la greve. Le rendez-vous eut lieu

sous la protection des fusils genocides des

forces armees et policieres et sous le manteau "spirituel" de

l'Eglise Catholique; les candidats, les petits

chefs des partis, parmi eux les pontifes revisionnistes et les

caudillos de la bureaucratie syndicale, y

assisterent, et le premier de tous, Vargas Llosa, aujourd'hui le

gagnant rachitique du premier tour,

avec qui H.Pease s'unit, exprimant dans une accolade leur

collusion et leur lutte noires; et en fin de

compte ce qu'ont obtenu l'IU et son candidat, avec ce nouveau

service meritoire, c'est la defaite de Pease

et de l'IU lors des elections municipales de 89 et le grand

desastre d'avril; juste et bien merite retour des

choses. Mais la marche anti-communiste n'arreta pas non

plus la greve; et la greve armee du 3 novembre

fut un triomphe ecrasant et indeniable du proletariat et du

peuple, un pas de plus vers l'incorporation plus

grande des masses dans la guerre populaire. "Peu importe le

discours des traitres!".

Il n'est pas possible de parler davantage de la guerre

populaire, de la lutte inlassable que cela signifie, sans se

rappeler ceux qui, hommes et femmes, militants,

combattants et fils des masses, combattent 24 heures sur 24,

dans les cachots de la reaction; ceux qui les

transformerent en Lumineuses Tranchees de Combat dans

tout le pays; ceux qui au prix de leur sang nous

donnerent le "Jour de l'Heroisme" lors du jalon de la rebellion

historique, le 19 juin 86; et ceux qui, sans

jamais se mettrea genoux, arborant au plus haut le marxisme-

leninisme-maoisme, pensee gonzalo,

continuent et continueront de lutter pour le triomphe de la

guerre populaire, quelle que soit la tranchee

ou ils se trouvent. Voila le parcours de dix ans de guerre

populaire et, en synthese, le grand

developpement conquis au cours de cette dixieme annee; son

expansion ir re pres si ble et croissante,

concretisee par la mul ti pli ca tion des Comites Populaires

Ouverts, mise en place precisement en

1989, une victoire historique et un pas de grande portee vers

la conquete du Pouvoir dans tout le

pays. Alors, quel est donc ce soi-disant "enlisement de 89"?

purement et simplement un autre

vomissement noir de la reaction et des laquaisa sa solde. A

propos de cet imaginaire "enlisement" ils

fondent leur fameuse publicite: "echec strategique de Sentier"

qu'ils cherchent d'ailleursa etayer de leurs

su per che ries d'"abandon du chemin" et de "non atteinte des

buts". Sur quoi s'appuient-ils pour

papoter sur "l'abandon du chemin"? sur rien d'autre hormis le

fait de l'avancee de la guerre populaire

dans les villes, mais excepte que c'est un vieux concept de la

presse reactionnaire deja tres utilise autour

des elections de 85, ce qui n'est pas une simple coincidence,

la pratique, critere de verite, prouve, comme

il en decoule du decompte des actions realisees, que le chemin

d'encercler les villesa partir de la

campagne est applique avec fermete et de facon resolue; plus

encore ce chemin, d'apres nos conditions

specifiques, nous l'appliquons en suivant la norme de

developper la guerre populaire

si mul ta ne menta la campagne eta la ville, la campagne

etant le principal et la ville le

complement; en outre l'avancee dans les villes est aussi la

preuve du developpement du chemin de la

campagne vers la ville et plus encore, elle montre que ce

developpement meme vise en perspective le

transfert du centre de la guerre populaire vers les villes pour

la conquete du Pouvoir dans tout le pays; tout

cela est strictement conforme au processus du chemin

d'encercler les villesa partir de la campagne; et, la

guerre populaire au Perou est, en consequence, l'application

de la theorie de la guerre populaire du

President Mao Tse-toung, partie integrante du marxisme-

leninisme-maoisme, aux conditions specifiques

de la revolution peruvienne. D'un autre cote, sur quoi

s'appuient-ils pour crier sur tous les toits que nous

"n'avons pas atteint nos buts"? la, ils trafiquent sournoisement

avec le secret revolutionnaire car on peut

evidemment dif fuser des lignes de politique generale et

meme concrete de divers domaines mais on ne

peut pas aborder des specifications qui serviraienta l'ennemi;

et ri va li sant pour servir au mieux

leurs maitres, la reaction et l'imperialisme, principalement

yankee, ils vociferent "ils n'ont pas

atteint leurs buts", "l'Armee Populaire de Guerilla n'existe

pas", "il n'y a pas de Pouvoir Nouveau", "ils

ne parvinrent pasa atteindre l'equilibre strategique". En ce qui

concerne l'Armee Populaire de Guerilla, si

elle n'existe pas, quelle organisation armee a execute plus de

120 000 actions de guerilla? Quelle

organisation armee developpe la guerre populaire dans

presque tout le pays? Contre qui se battent depuis

dix ans les forces armees et les forces de police

reactionnaires? Notre pratique militaire est faite de solides

et frappantes realites et ce n'est qu'une force armee

revolutionnaire comme l'Armee Populaire de Guerilla

qui peut la realiser et la maintenir; le probleme est qu'il s'agit

d'une armee de type nouveau qui se

construit, combat et se developpe selon d'autres principes; le

President Mao enseigna: "Vous

combatteza votre maniere et nousa la notre; nous combattons

quand nous pouvons vaincre et nous

nous retirons quand nous ne pouvons pas"; grand principe

ainsi commente en 1965: "En d'autres termes,

vous vous appuyez sur l'armement moderne et nous sur les

masses populaires avec une haute conscience

revolutionnaire; vous mettez pleinement en jeu votre

superiorite et nous la notre; vous avez vos methodes

de combat et nous avons les notres". En ce qui concerne le

Pouvoir Nouveau, depuis 82 nous sommes en

train de detruire, de demolir le Vieux Pouvoira la campagne;

generant, en consequence un vide de

Pouvoir, chaque jour plus important et dans des zones plus

vastes, comme c'est archiconnu et reconnu; ce

vide de Pouvoir reste-t-il dans les limbes de la politique,

comme un inter-regne de la lutte de classes? y-a-

t-il quelqu'un pour croire que le Vieux Pouvoir est detruit et

que regne alors le neant? La destruction du

Vieux Pouvoir n'implique-t-elle pas en contrepartie, la

construction du Pouvoir Nouveau? N'est-il pas

comprehensible que destruction du Vieux Pouvoir et

construction du Pouvoir Nouveau sont deux termes

de la meme contradiction?; bien sur, avec la destruction du

Vieux Pouvoir se cree le Nouveau, celui de la

dictature conjointe, base sur l'alliance ouvriere-paysanne

dirigee par le Parti et soutenue par l'Armee

Populaire de Guerilla; le probleme est que, comme le dit l'abc

du marxisme-leninisme-maoisme, le

Pouvoir Nouveau suit dans son developpement la fluidite de

la guerre populaire et,

evi dem ment, la specification de notre realite concrete; mais

c'est precisement avec la multiplication

des Comites Populaires Ouverts, en 1989, que l'Etat Nouveau

acquiert la stabilite relative. En ce qui

concerne l'equilibre strategique, les problemes doivent etre

traites serieusement, particulierement les

problemes militaires, on ne peut pas donner une explication

tiree par les cheveux ni tricher en sortant un

as de sa manche; pour le reste, le point est clair et concret: la

defense, l'equilibre et l'offensive

strategiques, comme nous le savons bien, sont les trois parties

de la guerre prolongee, la premiere partie

etant la plus longue et, comme le demontre l'experience

internationale, le developpe ment de la

seconde et de la troisieme est plus profondement lie aux

situations complexes de l'ensemble de la lutte

des classes dans le pays et de la situation mondiale, car il

nous poussea balayer la domination de la

reaction et de l'imperialisme dans tout le pays eta instaurer

une Republique Populaire sur tout le territoire

national avec la repercussion qui en resultera sur le monde,

en commencant par les pays les plus proches;

voila succinctement le probleme et l'orientation que la guerre

populaire au Perou suit fermement en

continuant son ascension avec une tenacite sans faille; une

date precise a-t-elle ete retenue pour passera

l'equilibre strategique? Un plan militaire ou une campagne se

sont-ils fixes un tel objectif? Est-ce un

"engagement" non tenu? Une tache liee aux elections de la

reaction? Un "but" de "Couronner le Grand

Bond avec Eclat" ou d'une autre campagne, comme ils le

disent? De pures elucubrations qui visenta

couvrir d'infamie la guerre populaire,a la discrediter face aux

masses eta semer la confusion; car cette

invention se propage justement, comme le dit la recente

session du Comite Central, quand la reaction

peruvienne et l'imperialisme ont: "Besoin de developper la

guerre contre-subversive, renforcant l'action

militaire, mobilisant les masses et augmentant l'intervention

principalement yankee"

et quand, sous pretexte de lutter contre le trafic de

drogue, l'imperialisme yankee lui-meme trame son agression

directe amplifiee contre la guerre

populaire; des situations qui, lieesa l'avancee transcendantale

de la guerre populaire en 89,

concretisee par le passage de la guerre de guerillaa la guerre

de mouvement, montrent de toute evidence

que l'equilibre strategique est dans l'arene et la revolution

avance vers des moments decisifs; tout cela

aussi, bien sur, dans le cadre de nos propres conditions

concretes. En conclusion, le tant vante "echec

strategique de Sentier" base evidemment sur le soi-disant

"enlisement" et etaye par les supercheries

d'"abandon du chemin" et de "non obtention des buts", c'est

donc simplement une nouvelle et sinistre

campagne reactionnaire dirigee par l'imperialisme yankee lui-

meme; cela fait partie de la guerre

psychologique et du plan qui consistea renforcer la guerre

contre-subversive en marche. Mais, hormis

tout ceci, elle cherche dans l'immediata jeter la confusion

dans le peuple peruvien et saper la liaison entre

les masses et la guerre populair